Forces militaires de l'Afghanistan 🇦🇫
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 29 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 170 000 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 74,7 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 170000 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 33,1 | Main battle tanks: 30 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 34,1 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 37,6 | $278M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 40,0 millions (2021) |
| PIB | $14,3 milliards (2021) |
| PIB par habitant | $356 (2021) |
| Budget militaire | $278,3 millions (2021) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 1,8% (2021) |
| Part des dépenses publiques | 10,3% (2021) |
| Dépenses militaires par habitant | $7 (2021) |
| Taux d'inflation | 5,13% (2021) |
| Personnel militaire | 165 000 (2020) |
Budget militaire afghan
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
La posture militaire et de défense de l'Afghanistan est marquée par la transition de l'Émirat islamique d'Afghanistan, dirigé par les talibans, d'une force insurrectionnelle vers une armée régulière conventionnelle. En l'absence de reconnaissance internationale, la structure de défense repose sur des équipements hérités, des éléments de commandement décentralisés et une priorité accordée à la sécurité intérieure et à l'intégrité des frontières.
Position stratégique
La posture stratégique de l'Afghanistan est définie par sa transition vers une autorité centralisée sous l'Émirat islamique, lequel n'est pas officiellement reconnu par les Nations Unies ni par la plupart des États souverains. Les principales préoccupations sécuritaires concernent les groupes militants transnationaux, en particulier l'État islamique au Khorassan (EI-K), ainsi que l'opposition armée interne menée par le Front de résistance nationale (FRN) et le Front pour la liberté de l'Afghanistan (FLA).
Les relations régionales clés sont pragmatiques mais tendues. La Chine, la Russie et l'Iran maintiennent des échanges avec le gouvernement taliban via des mécanismes régionaux tels que le « Format de Moscou » et l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), afin de garantir la stabilité régionale et la coopération antiterroriste. Début 2025, la Russie a retiré les talibans de sa liste des organisations terroristes interdites, marquant une évolution vers un partenariat de fait. À l'inverse, les relations avec le Pakistan ont atteint un point critique fin 2025, suite à des frappes transfrontalières et des accusations selon lesquelles l'Afghanistan abriterait des militants du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP). Ces frictions ont entraîné des affrontements frontaliers majeurs impliquant des échanges d'artillerie et de drones le long de la ligne Durand à la fin de l'année 2025.
Forces militaires
Les forces armées de l'Émirat islamique sont supervisées par le ministère de la Défense (MoD) et le ministère de l'Intérieur (MoI). L'autorité de commandement est centralisée sous la direction du Guide suprême, Hibatullah Akhundzada, basé à Kandahar, tandis que le contrôle opérationnel est assuré par le ministère de la Défense à Kaboul.
Effectifs Les estimations des effectifs militaires totaux pour 2025 se situent entre 150 000 et 170 000 soldats d'active, auxquels s'ajoute une force de police d'environ 210 000 hommes. Ces chiffres incluent d'anciens combattants insurgés, des personnels intégrés de l'ancienne armée nationale et de nouvelles recrues.
Armée de terre L'armée de l'Émirat islamique est organisée en huit corps d'armée régionaux : - 313e Corps central (Kaboul) - 201e Corps Khalid bin Walid (Laghman) - 203e Corps Mansoor (Paktia) - 205e Corps Al-Badr (Kandahar) - 207e Corps Al-Farooq (Herat) - 209e Corps Al-Fatah (Mazar-i-Sharif) - 215e Corps Azam (Helmand) - 217e Corps Omari (Kunduz)
Le matériel terrestre se compose d'inventaires capturés aux anciennes Forces de défense et de sécurité nationales afghanes (ANDSF), notamment des Humvees, des véhicules blindés M1117 Guardian et des MRAP MaxxPro. L'armée maintient également une flotte de chars de combat T-54/55 et T-62.
Armée de l'air L'armée de l'air de l'Émirat islamique exploite une flotte gravement dégradée en raison des contraintes de maintenance et de la pénurie de pièces de rechange. Bien que la force ait hérité de dizaines de cellules, on estime que moins de 20 unités seront opérationnelles en 2026. L'inventaire comprend des hélicoptères de transport Mi-17 et Mi-8, des hélicoptères UH-60 Black Hawk, des hélicoptères d'attaque légère MD-530F et des avions utilitaires Cessna 208. Des sorties limitées sont effectuées pour le transport de troupes, les secours en cas de catastrophe et les missions de sécurité intérieure.
Forces spéciales Les unités spécialisées comprennent le bataillon Badri 313, qui sert de force d'élite à déploiement rapide, et l'Unité rouge (Sara Khitta), chargée des opérations de contre-insurrection de haute intensité et du combat urbain. En décembre 2025, la création d'une unité de déploiement rapide de 1 000 membres a été annoncée pour sécuriser les frontières nord.
Tendances stratégiques
La modernisation est une priorité affichée, bien qu'elle soit fortement entravée par les sanctions internationales. En mars 2025, le chef d'état-major de l'armée a annoncé des plans de modernisation de l'armement et des équipements existants afin de formaliser l'« Armée islamique ». Les acquisitions se limitent principalement à l'entretien et à la réparation des stocks actuels, ainsi qu'à l'achat d'armes légères sur les marchés informels régionaux.
Les dépenses de défense représenteraient une part importante du budget national, les projections indiquant une croissance lente des dépenses militaires jusqu'en 2026. L'armée fait face à des défis majeurs, notamment l'absence de systèmes de défense antiaérienne, le manque d'expertise technique pour la maintenance de l'aviation d'origine occidentale et la persistance d'activités de guérilla du FRN dans les provinces du nord comme le Panjshir et le Baghlan. La force s'oriente de plus en plus vers la défense des frontières et la lutte contre la menace persistante du recrutement par l'EI-K et les risques de débordement régional.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification