Forces militaires de l'Angola 🇦🇴
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 280 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 107 000 personnel |
| 👮♀️ Paramilitaire | 10 000 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 72,0 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 110000 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 0,0 | Main battle tanks: 0 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 57,2 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 45,6 | $922M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 36,7 millions (2023) |
| PIB | $84,8 milliards (2023) |
| PIB par habitant | $2308 (2023) |
| Budget militaire | $922,1 millions (2024) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 1,0% (2024) |
| Part des dépenses publiques | 4,9% (2024) |
| Dépenses militaires par habitant | $25 (2024) |
| Taux d'inflation | 28,24% (2024) |
| Personnel militaire | 117 000 (2020) |
Budget militaire angolais
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
L'Angola s'impose comme une puissance militaire de premier plan en Afrique australe et centrale, tirant parti de sa position géographique pour influencer la dynamique de sécurité régionale. Sa doctrine de défense est axée sur l'intégrité territoriale, la protection des actifs pétroliers offshore et la stabilisation régionale. L'Angola est membre de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et de l'Union africaine (UA).
Les principales préoccupations de sécurité des Forças Armadas Angolanas (FAA) concernent l'instabilité en République démocratique du Congo (RDC) voisine et la piraterie maritime dans le golfe de Guinée. L'Angola mène des efforts de médiation diplomatique et militaire dans la région des Grands Lacs via le « Processus de Luanda ». Sur le plan intérieur, l'armée maintient une présence dans l'exclave de Cabinda afin de réprimer les activités séparatistes du Front de libération de l'enclave de Cabinda (FLEC).
La coopération bilatérale en matière de défense se diversifie. Bien qu'historiquement dépendant de ses liens militaires avec la Russie et l'ère soviétique, l'Angola a élargi ses partenariats avec les Émirats arabes unis, l'Espagne, le Brésil et Israël. Ces accords portent principalement sur la surveillance maritime, les technologies frontalières et les acquisitions navales.
Forces armées
Les Forças Armadas Angolanas (FAA) sont organisées en trois composantes : l'Armée de terre, la Force aérienne nationale (FANA) et la Marine de guerre (MGA). Le président assume la fonction de commandant en chef et exerce son contrôle par l'intermédiaire du ministère de la Défense nationale et des Vétérans de la patrie. Les effectifs d'active sont estimés à environ 107 000 personnels, appuyés par une force de réserve et l'unité paramilitaire de la Police d'intervention rapide (PIR).
Armée de terre L'Armée de terre est la composante la plus importante, structurée en régions militaires. Ses capacités blindées reposent sur des chars de combat T-72 et T-55. Les unités d'infanterie mécanisée utilisent des véhicules de combat d'infanterie BMP-1 et BMP-2, ainsi que des véhicules de transport de troupes blindés BTR-60 et BTR-80. L'appui feu de l'artillerie comprend des lance-roquettes multiples BM-21 Grad et des obusiers D-30.
Force aérienne (FANA) La FANA dispose de l'un des inventaires de chasse les plus performants d'Afrique subsaharienne. La flotte de combat principale est constituée de chasseurs multirôles Su-30K et Su-27, soutenus par des avions d'attaque au sol MiG-23 et Su-22. Les besoins de transport sont assurés par des Il-76, des C-130 Hercules et des C-295 récemment acquis. La flotte de voilures tournantes se compose d'hélicoptères d'attaque Mi-24/35 et d'hélicoptères utilitaires Mi-8/17.
Marine de guerre (MGA) La MGA opère actuellement une transition d'une force de défense côtière vers une marine d'eaux brunes plus performante. La flotte comprend des corvettes BR71 Mk II, des intercepteurs rapides HSI 32 et des patrouilleurs de classe Macaé. Ces unités ont pour mission principale la protection des infrastructures d'extraction pétrolière et la conduite de patrouilles de lutte contre la piraterie.
Industrie de défense
L'Angola ne dispose pas d'un secteur national de fabrication d'armements complet et reste dépendant des importations étrangères pour ses systèmes avancés. Simportex est l'entreprise publique responsable des acquisitions militaires et de la logistique. L'activité nationale se limite largement à la maintenance, à la réparation et à la révision (MRO) des équipements existants.
En 2025, l'Angola a renforcé sa collaboration avec le groupe EDGE des Émirats arabes unis. Ce partenariat porte sur l'assemblage et la maintenance locale de navires de guerre, ainsi que sur le développement conjoint potentiel de véhicules aériens sans pilote (UAV). Le gouvernement cherche à accroître son autosuffisance en matière de munitions pour armes légères et de maintenance de véhicules tactiques légers grâce à ces coentreprises internationales.
Tendances stratégiques
Les FAA exécutent actuellement un programme de modernisation destiné à réduire leur dépendance historique vis-à-vis du matériel russe. Les priorités d'acquisition se sont déplacées vers la connaissance du domaine maritime et le transport aérien. Le budget de la défense 2025 reflète une priorité donnée au renouvellement de la flotte navale, comme en témoigne l'acquisition de corvettes et d'avions de patrouille maritime.
Les dépenses de défense sont historiquement liées aux revenus pétroliers, ce qui entraîne des fluctuations dans les calendriers d'acquisition. Toutefois, le gouvernement a maintenu un investissement constant dans la formation et la professionnalisation du personnel. En 2025, les FAA ont intégré de nouvelles capacités de surveillance par satellite dans leurs opérations de contrôle frontalier afin de surveiller la frontière nord avec la RDC.
Les futures évolutions de la structure des forces devraient mettre l'accent sur des capacités spécialisées de contre-insurrection et de réaction rapide. L'armée accroît également sa participation aux missions d'intervention et de maintien de la paix sous l'égide de la SADC, signalant une volonté de projection de puissance régionale plus proactive. Des contraintes subsistent, notamment les coûts de maintenance élevés des équipements vieillissants de l'ère soviétique et les exigences techniques liées à l'intégration de systèmes aux standards occidentaux dans la structure de force existante.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification