🇮🇱 Nuclear Arsenal of d’Israël

Evolution of d’Israël Nuclear Arsenal

Aperçu en 2026

In 2026, d’Israël has a total of 90 nuclear warheads.

Israël observe toujours un silence officiel quant à la possession de l’arme atomique, mais les données en sources ouvertes démontrent l’existence d’une force de dissuasion restreinte, mature et en modernisation constante, s’appuyant sur une triade de vecteurs et une capacité de seconde frappe robuste. L’opacité (« amimut ») demeure la pierre angulaire de sa stratégie ; pourtant, Tel-Aviv continue de moderniser chaque composante de sa force tout en rénovant discrètement ses infrastructures de production de plutonium, garantissant ainsi la crédibilité de son arsenal face à l’Iran et à toute future ambition nucléaire régionale.

Le stock militaire d’Israël est resté inchangé ces dernières années et est maintenu en dehors des protocoles d’alerte déclarés.

  • Les têtes nucléaires reposent sur le plutonium produit au Centre de recherche nucléaire du Néguev (Dimona), qui fait l’objet de nouvelles constructions et de mises aux normes de sécurité, signalant une prolongation de la durée de vie de la filière des matières fissiles.
  • Il n’existe aucune preuve publique d’une diversification de la puissance des charges, mais les analystes estiment qu’Israël maintient un mélange d’engins allant de 100 à quelques centaines de kilotonnes, optimisés pour les charges utiles des missiles balistiques et de croisière.
  • La posture d’alerte est délibérément basse : les têtes seraient stockées sous forme désassemblée, avec des procédures d’assemblage rapide et des itinéraires de dispersion préplanifiés plutôt qu’un déploiement permanent sur vecteurs.
  • La modernisation se concentre sur de nouveaux essais de propulsion de missiles, la conduite de tir numérique, le durcissement du stockage et l’amélioration des liaisons de commandement et de contrôle (C2) capables de survivre à des perturbations cinétiques ou cybernétiques.

Structure de la force et vecteurs principaux

Composante terrestre (missiles balistiques)

  • Jericho III : Missile de type IRBM/ICBM à trois étages et propergol solide, d’une portée de 4 000 à 6 000 km, doté d’une charge unique ou de têtes multiples (MIRV) limitées. Opérationnel depuis 2011, il constitue désormais le pilier de l’option de frappe immédiate d’Israël.
  • Jericho IV (probable) : Des tirs d’essai et des tests de propulsion signalés par des sources étrangères en 2024 suggèrent une modernisation à portée accrue (≈6 000 km), offrant une allonge mondiale et de meilleures aides à la pénétration.

Composante navale (missiles de croisière lancés par sous-marin)

  • SSK de classe Dolphin et Dolphin II (cinq en service ; l’INS Drakon est en essais à la mer) : ils constituent une plateforme de seconde frappe furtive ; trois bâtiments plus imposants de la classe Dakar sont en commande pour une livraison à la fin de la décennie.
  • SLCM Popeye Turbo : D’une portée estimée à environ 1 500 km avec une tête nucléaire de 200 kt, il est largement considéré comme la charge principale destinée aux tubes lance-torpilles de 650 mm.

Composante aérienne (chasseurs-bombardiers à double capacité)

  • Les F-15I Ra’am et les F-16I Sufa modernisés restent certifiés pour l’emport de bombes à chute libre et de missiles de croisière (stand-off).
  • F-35I Adir : La version spécifique d’essai d’Israël et sa souveraineté logicielle lui donnent la possibilité d’intégrer l’armement nucléaire une fois l’autorisation politique donnée ; la plateforme de base F-35A a été certifiée pour la B61-12 en 2024, soulignant la viabilité de cette trajectoire technique.

Perspectives

  • La taille de l’arsenal devrait rester dans une fourchette de 80 à 110 têtes ; la capacité d’extension existe, mais la stratégie privilégie une dissuasion minimale suffisante enveloppée d’opacité.
  • Les systèmes de vecteurs continueront de progresser : le Jericho IV (ou un successeur ICBM à propergol solide) devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici 2027-2028 ; les sous-marins Dakar parachèveront une posture crédible de permanence à la mer ; et les F-35I au standard Block 4/5 ajouteront une capacité de pénétration furtive à la composante aérienne.
  • Les mises à niveau des infrastructures à Dimona suggèrent une poursuite de la production de plutonium ou, à tout le moins, une rénovation des cellules de haute activité pour la refabrication des cœurs, assurant la longévité des têtes nucléaires jusque dans les années 2040.
  • La posture stratégique reposera toujours sur une ambiguïté délibérée, mais l’augmentation des capacités d’enrichissement iraniennes et les stratégies de couverture nucléaire saoudiennes rendent peu probable l’adhésion d’Israël à un régime contraignant de contrôle des armements à court terme. Des gestes de transparence progressifs sont à prévoir — notifications d’essais surveillés par satellite, coopération en matière de sécurité — sans reconnaissance formelle.

Sources

Arsenal 2026 par statut des ogives

Essais nucléaires par année

Annuaire SIPRI, Fédération des Scientifiques Américains, Wikipédia et autres sources ouvertes.