Classe Floreal
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Frégate |
| Sous-type | Frégate de surveillance |
| Fabricant | Chantiers de l'Atlantique |
| Année de mise en service | 1992 |
| Unités | Floréal, Prairial, Nivôse, Ventôse, Vendémiaire, Germinal, Mohammed V, Hassan II |
Spécifications techniques
| Déplacement | 2642 tonnes |
| Portée | 9000 km à 15 nœuds |
| Équipage | 90 membres |
| Largeur | 14,0 m (45,9 ft) |
| Longueur | 93,5 m (306,8 ft) |
| Parc aérien |
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| Propulsion | 4 × SEMT Pielstick 6 PA6 L280 BPC diesel engines, 6,580 kW (8,820 hp), 2 shafts, 1 × 203 kW (272 hp) bow thruster |
| Armement | |
| Vitesse maximale | 20 nœuds |
Description
La classe Floréal est une série de frégates de surveillance légères commandées par la Marine nationale en 1989. Conçus pour opérer dans des environnements à faible menace au sein des eaux territoriales et des zones économiques exclusives (ZEE), ces bâtiments ont été construits par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. Leur construction a suivi les normes de la marine marchande afin de réduire les coûts, une méthode également appliquée ultérieurement à la classe La Fayette. Six navires ont été livrés à la France entre 1990 et 1993, tandis que deux unités ont été construites pour la Marine royale marocaine entre 2001 et 2002.
La coque et la superstructure sont réalisées en acier soudé avec des cloisons transversales. La propulsion est assurée par un système CODAD (Combined Diesel and Diesel) entraînant deux lignes d'arbres équipées d'hélices à pas variable. La conception intègre un propulseur d'étrave et des stabilisateurs à ailerons. Pour faciliter la maintenance, tous les moteurs diesel sont regroupés dans une seule salle des machines, et le ravitaillement en combustible s'effectue en un point unique à l'arrière. Les capteurs se composent de radars de veille air, de navigation et d'appontage, complétés par des systèmes de surveillance électronique pour l'interception de communications et de signaux radar. Les navires disposent d'une plage arrière avec pont d'envol et d'un hangar, permettant la mise en œuvre d'hélicoptères tels que le Panther, le Dauphin N3 ou l'Alouette III. L'armement des unités françaises comprend une tourelle de 100 mm CADAM, des canons de 20 mm modèle F2 et des missiles de défense rapprochée Mistral. Des missiles surface-surface Exocet étaient initialement installés, mais ils ont été retirés en 2014. Les variantes marocaines utilisent un canon Otobreda et peuvent être équipées de missiles surface-air Simbad. Les navires sont également dotés d'installations médicales, incluant des salles de consultation et des lits d'hospitalisation pour les missions humanitaires.
Les unités françaises sont basées dans les départements et régions d'outre-mer, notamment à La Réunion, Nouméa, Tahiti et en Martinique. Leurs missions principales incluent la patrouille maritime, l'assistance humanitaire et l'escorte de navires. Leur historique opérationnel comprend une participation à l'INTERFET au Timor oriental, à l'opération Enduring Freedom dans le golfe Persique et à l'opération Atalante au large des côtes somaliennes. Ces bâtiments ont également été déployés pour des opérations de secours après des ouragans et pour la récupération d'épaves d'aéronefs. La Marine royale marocaine emploie ses unités, le Mohammed V et le Hassan II, pour des missions d'instruction et de patrouille. Au sein de la Marine nationale, la classe devrait rester en service jusqu'au milieu ou à la fin des années 2030, période à laquelle son remplacement par l'European Patrol Corvette est programmé.