Classe Foch/Sao Paulo

Informations clés

Pays d'origine 🇧🇷 Brésil
Catégorie Porte-avions
Sous-typePorte-avions CATOBAR
FabricantDCN, St-Nazaire (France)
Année de mise en service1963
UnitésClemenceau, Foch

Operators

🇧🇷 Brésil • 🇫🇷 France

Spécifications techniques

Déplacement32800 tonnes
Portée 7500 km à 18 nœuds
Équipage1338 membres
Largeur51,2 m (168,0 ft)
Longueur265,0 m (869,4 ft)
Parc aérien
  • 15 × Super Étendard
  • 4 × Étendard IVP
  • 10 × F-8E (FN) Crusader
  • 6 × Alizé
  • 2 × Dauphin Pedro helicopters
  • 2 × Super Frelon helicopters
Propulsion

2 shafts; 4 × steam turbines; 6 × Indret boilers with a power of 126,000 shp (94,000 kW)

Poussée14000 hp
Armement
  • 8 × 100 mm turrets (originally)
  • 2 × SACP Crotale EDIR systems (52 missiles)
  • 5 × 12.7 mm machine guns
  • 2 × Sadral launchers for 6 Mistral missiles each
Vitesse maximale32 nœuds

Description

Le Foch était le deuxième porte-avions de la classe Clemenceau, admis au service actif au sein de la Marine nationale le 15 juillet 1963. Le bâtiment fut commandé en 1955 dans le cadre d'un plan d'expansion navale, dont les besoins furent par la suite ramenés de six à trois porte-avions. Il succéda à son sister-ship, le Clemenceau, avant d'être remplacé au sein de la flotte française par le Charles de Gaulle.

Le bâtiment utilisait une configuration conventionnelle de type CATOBAR (Catapult Assisted Take-Off Barrier Arrested Recovery). Son pont d'envol disposait d'une piste oblique inclinée de 8 degrés par rapport à l'axe du navire. Les installations d'aviation comprenaient deux catapultes de 52 mètres — l'une située à la proue et l'autre sur la piste oblique — ainsi que deux ascenseurs. L'ascenseur avant était positionné à tribord, tandis que l'ascenseur arrière se situait en bord de pont afin d'optimiser l'espace dans le hangar. Au cours des années 1980 et 1990, le navire fit l'objet de modernisations visant à mettre à jour ses systèmes d'autodéfense, notamment par le remplacement des tourelles de 100 mm par des lance-missiles Crotale et Sadral. Entre 1992 et 1996, le pont d'envol fut modifié pour permettre les essais et la mise en œuvre du Dassault Rafale.

L'historique opérationnel du porte-avions inclut une participation à la campagne d'expérimentations nucléaires dans le Pacifique en 1966. En 1977 et 1978, le bâtiment fut déployé en mer Rouge pour des opérations liées à l'accession à l'indépendance de Djibouti. Durant cette période, des F-8 Crusader du bord effectuèrent une interception de combat contre des MiG-21 yéménites. En 1983, le navire assura l'appui aérien des forces de maintien de la paix françaises au Liban dans le cadre de l'opération Olifant. Suite aux tensions dans le golfe de Syrte en 1984, le bâtiment fut déployé au large des côtes libyennes pour l'opération Mirmillon.

De 1993 à 1999, le porte-avions opéra régulièrement en mer Adriatique lors de l'engagement français dans les guerres de Yougoslavie. Ces missions comprenaient des raids aériens au-dessus de la Serbie dans le cadre des opérations de l'OTAN. Lors de son dernier déploiement opérationnel en 1999, des problèmes mécaniques sur le système de catapultage contraignirent le bâtiment à se retirer du service après quatre mois d'opération.

Le 15 novembre 2000, la Marine nationale retira le bâtiment du service actif et le vendit à la marine brésilienne, qui le renomma São Paulo. Le navire resta en service au Brésil jusqu'à son retrait définitif. Il fut sabordé par la marine brésilienne dans l'océan Atlantique le 3 février 2023.

Wikipédia et d'autres sources ouvertes. Mis à jour le 18 janvier 2026. Suggérer une modification