Classe Freedom (LCS-1)
Informations clés
| Pays d'origine | 🇺🇸 États-Unis |
| Catégorie | Frégate |
| Sous-type | Navire de combat littoral |
| Fabricant | Marinette Marine |
| Année de mise en service | 2008 |
| Coût unitaire approximatif | $362 millions |
| Unités |
LCS-11 Sioux City LCS-13 USS Wichita LCS-15 USS Billings LCS-17 USS Indianapolis LCS-19 USS St. Louis LCS-21 USS Minneapolis-Saint Paul LCS-23 USS Cooperstown LCS-25 USS Marinette LCS-27 USS Nantucket LCS-29 USS Beloit LCS-3 USS Fort Worth LCS-5 Milwaukee LCS-7 Detroit LCS-9 Little Rock |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 3500 tonnes |
| Portée | 3500 km à 18 nœuds |
| Autonomie | 21 |
| Équipage | 50 membres |
| Largeur | 17,5 m (57,4 ft) |
| Longueur | 115,0 m (377,3 ft) |
| Parc aérien |
|
| Propulsion | 2 × Rolls-Royce MT30 36 MW (48,000 hp) gas turbines, 2 × Colt-Pielstick 16PA6B 6.8 MW (9,100 hp) diesel engines, 4 Rolls-Royce/Kamewa 153SII/153BII waterjets |
| Armement | |
| Vitesse maximale | 47 nœuds |
Description
La classe Freedom se compose de navires de combat littoral (LCS) développés pour la Marine des États-Unis par un consortium dirigé par Lockheed Martin et Marinette Marine. Le développement a débuté au début des années 2000 afin de répondre à un besoin de navires de guerre polyvalents de petite taille, capables d'opérer dans les zones littorales. Le navire de tête a été mis sur cale en juin 2005 et est entré en service en novembre 2008.
Cette classe utilise une monocoque en acier à semi-planage dotée d'une superstructure en aluminium. Sa conception repose sur une plateforme reconfigurable destinée à recevoir des modules de mission interchangeables pour des rôles spécialisés tels que la lutte anti-sous-marine, la lutte contre les mines ou la lutte anti-surface. Les installations comprennent un pont d'envol et un hangar pour hélicoptères avec équipage et drones aériens, utilisant un système de manutention Trigon pour le déplacement des aéronefs. La mise à l'eau et la récupération des embarcations s'effectuent via une rampe arrière et une porte latérale tribord. La propulsion est assurée par des turbines à gaz et des moteurs diesel entraînant des hydrojets ; les unités plus récentes ont été équipées d'hydrojets à flux axial et de radars AESA rotatifs. L'automatisation est intégrée à l'ensemble du navire afin de réduire les effectifs de l'équipage de base.
L'historique opérationnel a été marqué par des défis techniques concernant les équipements et les systèmes des navires. Les premiers essais du navire de tête ont révélé de nombreuses anomalies, et les déploiements ultérieurs ont mis en évidence des problèmes liés aux systèmes électriques et à la résistance à la corrosion. La classe a souffert d'un défaut de conception au niveau de l'engrenage réducteur (combining gear), le système de transmission utilisé pour engager la propulsion à grande vitesse. Ce problème a entraîné de multiples incidents de maintenance en mer et une suspension temporaire des livraisons de navires en 2021, le temps de mettre au point une mise à niveau matérielle.
En 2016, la Marine a désigné les premières unités du programme comme navires d'essai afin d'évaluer les problèmes d'ingénierie et de maintenance. En 2020, la Marine a annoncé son intention de retirer du service ces premières coques et de les placer en réserve inactive, invoquant le coût nécessaire pour les mettre aux normes de la flotte et leur utilité opérationnelle limitée. Plusieurs navires ont depuis été désarmés et placés en réserve, ou rendus disponibles pour d'éventuelles ventes militaires à l'étranger. Une variante modifiée, le Multi-Mission Surface Combatant (MMSC), a été développée pour la Marine royale saoudienne afin d'intégrer des systèmes d'armes permanents en lieu et place des modules de mission interchangeables utilisés sur la version de la Marine des États-Unis.