Classe La Fayette
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Frégate |
| Sous-type | Frégate légère furtive |
| Fabricant | DCNS |
| Année de mise en service | 1996 |
| Coût unitaire approximatif | $1750 millions |
| Unités |
F710 La Fayette F711 Surcouf F712 Courbet F713 Aconit F714 Guépratte |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 3200 tonnes |
| Portée | 9000 km à 12 nœuds |
| Autonomie | 50 |
| Équipage | 164 membres |
| Largeur | 15,4 m (50,5 ft) |
| Longueur | 125,0 m (410,1 ft) |
| Parc aérien |
|
| Propulsion | 4 diesel SEMT Pielstick 12PA6V280 STC2, 21,000 hp (16,000 kW) |
| Armement | |
| Vitesse maximale | 25 nœuds |
Description
La classe La Fayette, désignée sous le terme de Frégate Légère Furtive (FLF), est une série de frégates polyvalentes développée par DCNS. Les études de conception ont débuté à la fin des années 1980 afin de produire un bâtiment adapté aux conflits de basse intensité, à la protection de la zone économique exclusive (ZEE) et aux opérations humanitaires de l'ère post-Guerre froide. Cette classe a été conçue pour remplacer les avisos de la classe D'Estienne d'Orves. La Marine nationale a commandé cinq navires en 1988, le bâtiment tête de série entrant en service en 1996.
La conception intègre une surface équivalente radar (SER) réduite grâce à l'utilisation de flancs de coque inclinés et de superstructures épurées. Les apparaux de mouillage, les échelles et autres structures externes sont logés à l'intérieur ou dissimulés par des parois lisses. La superstructure est construite à partir de matériaux composites absorbant les ondes radar, notamment du plastique à renfort de verre et des alliages légers. Pour minimiser la signature thermique, les navires utilisent un système de dissipation qui refroidit les gaz d'échappement avant leur évacuation par des conduits situés à l'arrière du mât. La signature acoustique est traitée via des plots élastomères pour les moteurs et le système Prairie-Masker, qui génère un rideau de bulles d'air sous la coque pour perturber le suivi sonar. Les navires ont été construits selon une méthode modulaire impliquant des sections préfabriquées.
Les systèmes internes comprennent un système de traitement de l'information centralisé et un système d'aide au commandement naval pour la gestion des données. Les navires sont équipés du système de manutention d'hélicoptère Samahé, permettant la mise en œuvre d'aéronefs tels que le Panther ou le NH90 par mer forte. Les soutes à munitions et le poste de commandement bénéficient d'un blindage de protection.
Au sein de la Marine nationale, la classe comprend le La Fayette, le Surcouf, le Courbet, l'Aconit et le Guépratte. Entre 2021 et 2023, la Marine nationale a lancé un programme de rénovation à mi-vie (RMV) pour le La Fayette, le Courbet et l'Aconit. Ces modifications incluent l'installation d'un sonar de coque KingKlip Mk2 et le remplacement du système d'autodéfense Crotale par des lanceurs SADRAL mettant en œuvre des missiles Mistral. Ces trois bâtiments devraient rester en service jusque dans les années 2030. Le Surcouf et le Guépratte sont destinés à être reclassés comme patrouilleurs de haute mer avant leur retrait définitif du service. La classe est remplacée dans ses missions de premier rang par la Frégate de Défense et d'Intervention (FDI) à partir de 2025.
Des variantes internationales sont exploitées par l'Arabie saoudite, Singapour et Taïwan. La classe saoudienne Al Riyadh est une version agrandie configurée pour la lutte antiaérienne avec des missiles Aster. La classe singapourienne Formidable intègre une construction locale par Singapore Technologies Marine et utilise des missiles Harpoon. La classe taïwanaise Kang Ding est configurée pour la lutte sous-marine et l'attaque de surface, intégrant des missiles Hsiung Feng II et Sea Chaparral. Taïwan a annoncé en 2021 des plans pour moderniser ces bâtiments avec les systèmes Sky Sword II et Sky Bow III.