Classe P400
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Navire de patrouille |
| Sous-type | Patrouilleur |
| Fabricant | Constructions Mécaniques de Normandie |
| Année de mise en service | 1986 |
| Unités | French Navy: 10 in service as the L'Audacieuse class; |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 373 tonnes |
| Autonomie | 15 |
| Équipage | 29 membres |
| Largeur | 8,0 m (26,2 ft) |
| Longueur | 54,8 m (179,8 ft) |
| Propulsion | 2 diesel SEMT Pielstick 200PAVGDS 3,700 hp (2,800 kW) each, 7,400 hp (5,500 kW), 2 inversor-reductors, 2 fixed-blade propellers |
| Armement |
|
| Vitesse maximale | 24 nœuds |
Description
La classe P400 se compose de patrouilleurs construits par les Constructions Mécaniques de Normandie pour la Marine nationale. Conçue pour des missions de police au sein des zones économiques exclusives (ZEE), sa configuration finale représentait un compromis intermédiaire entre une variante armée de missiles et une version de service public dotée d'un équipage réduit.
Ces bâtiments disposent d'un central opérations permettant de suivre la situation de surface à l'aide d'indicateurs radar et de tables traçantes. Une grue hydraulique est installée pour soutenir les opérations de lutte antipollution et la manutention d'embarcations légères. Les systèmes de propulsion sont télécommandés, et les navires offrent une autonomie à la mer de 15 jours, avec des vivres permettant de ravitailler 28 membres d'équipage pendant 20 jours. Des aménagements intérieurs ont permis de créer un compartiment destiné au fret et au personnel, capable de transporter 20 passagers, ou jusqu'à 60 pour de courtes durées par mer calme. Leurs débuts opérationnels ont été marqués par des problèmes techniques touchant les réducteurs, la transmission et les pistons. Le système d'échappement a également été modifié, passant d'une évacuation sous-marine à des conduits plus larges afin de remédier aux entrées d'eau.
La Marine nationale a exploité dix patrouilleurs de la classe P400 entre 1986 et 2023. Ces navires étaient basés dans les territoires d'outre-mer pour mener des missions de surveillance maritime, de sécurisation des ZEE et des opérations humanitaires. Le premier bâtiment, La Fougueuse, a été désarmé en 2009, tandis que la dernière unité en service au sein de la flotte française, La Glorieuse, est restée active en Nouvelle-Calédonie jusqu'en mai 2023. La classe a été remplacée par des navires modifiés de la classe d'Estienne d'Orves ainsi que par la classe Patrouilleur Outre-mer (POM).
Ce modèle est utilisé par plusieurs marines étrangères. Le Gabon exploite quatre navires, dont deux constructions originales et deux unités transférées par la Marine nationale. Le Kenya et la Côte d'Ivoire ont chacun acquis un ancien bâtiment français. La marine brésilienne exploite quant à elle la classe Macaé, qui est un dérivé de la conception P400.