Classe Queen Elizabeth
Informations clés
| Pays d'origine | 🇬🇧 Royaume-Uni |
| Catégorie | Porte-avions |
| Sous-type | Porte-avions V/STOL |
| Fabricant | Aircraft Carrier Alliance |
| Année de mise en service | 2017 |
| Coût unitaire approximatif | $9700 millions |
| Unités |
R08 HMS Queen Elizabeth R09 HMS Prince of Wales |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 70600 tonnes |
| Portée | 10000 km à 15 nœuds |
| Équipage | 679 membres |
| Largeur | 73,0 m (239,5 ft) |
| Longueur | 284,0 m (931,8 ft) |
| Parc aérien | |
| Propulsion | Integrated electric propulsion: 2 × Rolls-Royce Marine Trent MT30 36 MW gas turbine engines, 2 × Wärtsilä 16V38 and 2 x 12V38 marine diesel engines (40 MW), 4 × GE Power Conversion 20 MW Advanced Induction Motors |
| Armement |
|
| Vitesse maximale | 25 nœuds |
Description
La classe Queen Elizabeth a succédé à la classe Invincible en tant que principale plateforme de porte-avions de la Royal Navy. Le besoin opérationnel pour ces bâtiments découle de la Revue stratégique de défense de 1997, qui avait identifié la nécessité de disposer de navires plus imposants, capables de projeter une puissance aérienne offensive à l'échelle mondiale. Les contrats de production ont été signés en 2008 avec l'Aircraft Carrier Alliance, un partenariat regroupant Babcock International, Thales Group, A&P Group, le ministère de la Défense britannique et BAE Systems. Bien que la Revue stratégique de défense et de sécurité de 2010 ait initialement proposé une configuration CATOBAR (décollage assisté par catapulte et récupération par brins d'arrêt) pour le second exemplaire, le ministère de la Défense est revenu à une conception STOVL (décollage court et atterrissage vertical) en 2012 en raison de l'augmentation des coûts.
Cette classe de navires se distingue par une configuration de superstructure à deux îlots. L'îlot avant est dédié à la navigation du bâtiment, tandis que l'îlot arrière abrite le contrôle des opérations aériennes. Cette architecture assure la redondance des échappements des machines, réduit les turbulences aérodynamiques sur le pont d'envol et permet de séparer les supports des systèmes de radar de veille air et de moyenne portée. La propulsion est assurée par un système électrique intégré utilisant des turbines à gaz et des groupes électrogènes diesel. Le pont d'envol intègre un tremplin pour faciliter le décollage des aéronefs F-35B Lightning II. La logistique interne est gérée par le Highly Mechanised Weapons Handling System, un système d'entrepôt automatisé qui achemine les munitions depuis les soutes robotisées vers le hangar et le pont d'envol. Les bâtiments sont conçus pour mettre en œuvre un groupe aérien embarqué composé de chasseurs F-35B et de divers hélicoptères, notamment des Merlin, Chinook et Apache.
Le HMS Queen Elizabeth est entré en service en 2017, suivi du HMS Prince of Wales en 2019. Ils constituent le cœur du groupe aéronaval britannique (UK Carrier Strike Group). Le HMS Queen Elizabeth a atteint sa capacité opérationnelle initiale en 2021 et a effectué un déploiement opérationnel dans le Pacifique la même année. Le HMS Prince of Wales a soutenu la poursuite des essais en vol du F-35B et a assuré le rôle de porte-avions à haut niveau de disponibilité pendant les périodes de maintenance programmée du navire de tête. En 2023, la classe a participé à l'opération FIREDRAKE.
La Royal Navy utilise ces navires pour développer l'aviation non habitée à travers le projet Ark Royal. Ce programme explore l'intégration de systèmes de frappe et de soutien télépilotés au sein du groupe aérien embarqué. En novembre 2023, le HMS Prince of Wales a mené des essais en vol avec le drone Mojave, marquant le premier décollage et appontage d'un aéronef à voilure fixe télépiloté sur cette classe de navires. D'autres essais ont porté sur l'utilisation de drones autonomes pour les missions de transport logistique embarqué (carrier onboard delivery).