Classe Rubis
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Sous-marin |
| Sous-type | Sous-marin nucléaire d'attaque |
| Fabricant | Arsenal de Cherbourg (DCAN) |
| Année de mise en service | 1983 |
| Unités |
S605 Améthyste S606 Perle |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 2400 tonnes |
| Déplacement en immersion | 2600 tonnes |
| Portée | Illimité, sauf par les réserves de nourriture |
| Autonomie | 45 |
| Équipage | 66 membres |
| Largeur | 7,6 m (24,9 ft) |
| Longueur | 73,6 m (241,5 ft) |
| Profondeur max. | 300 m (984,3 ft) |
| Propulsion | Pressurised water CAS-48 nuclear reactor (48 MW), 2 propulsion turbo generators (2 x 3,150 kW), 1 electric motor (8,448 shp), 1 shaft |
| Armement |
|
| Vitesse maximale | 15 nœuds |
| Vitesse max. en immersion | 25 nœuds |
Description
La classe Rubis est une série de sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) mis en œuvre par la Marine nationale française. Leur développement fait suite au Plan Bleu de 1972, qui définissait le besoin de bâtiments d'attaque à propulsion nucléaire. Désigné sous le type SNA 72, ce modèle était plus compact que les sous-marins nucléaires contemporains des autres marines. Pour atteindre ces dimensions, les concepteurs ont utilisé un réacteur nucléaire compact et des systèmes intégrés, notamment les capteurs et la conduite de tir, issus de la classe Agosta à propulsion conventionnelle. Six unités ont été construites à l'arsenal de Cherbourg entre 1976 et 1990, tandis que deux unités prévues furent annulées pour des raisons budgétaires.
Cette classe présente une architecture monocoque en acier à haute limite élastique, avec des barres de plongée montées sur le massif. La propulsion est assurée par un réacteur à eau pressurisée et une transmission turbo-électrique, utilisant la circulation naturelle à basse vitesse pour minimiser la signature acoustique. Suite à des problèmes de discrétion initiaux, le programme de silence AMÉTHYSTE fut mis en œuvre. Cette modification impliquait un allongement de la coque, l'intégration de plastique à renfort de verre (PRV) dans la superstructure et l'étrave, ainsi que l'installation de suspensions élastiques pour les machines. Les sous-marins disposent d'un ensemble d'antennes sonar actives et passives, incluant une antenne linéaire remorquée. L'armement est mis en œuvre par des tubes lance-torpilles capables de lancer des missiles antinavires, des torpilles ou des mines.
Les bâtiments sont entrés en service entre 1983 et 1993, tous basés à Toulon au sein de l'Escadrille des sous-marins nucléaires d'attaque (ESNA). À la fin des années 1980, le modèle fut proposé au Canada dans le cadre d'un programme de sous-marins nucléaires, bien que l'achat ait été abandonné en 1989. Leur historique opérationnel inclut la participation à des manœuvres internationales au cours desquelles des unités de la classe ont simulé l'engagement de porte-avions de l'US Navy en 1998 et 2015.
Les incidents en service comprennent une collision entre le Rubis et un pétrolier en 1993, une fuite de vapeur sur l'Émeraude en 1994 ayant causé dix victimes, et un incendie sur la Perle en 2020 alors qu'elle était en forme de radoub. La Perle a ensuite été réparée en soudant sa section arrière à la section avant du Saphir, alors désarmé. La classe est actuellement remplacée par la classe Suffren. Le retrait du service de la classe Rubis a débuté avec le Saphir en 2019, suivi du Rubis en 2022, du Casabianca en 2023 et de l'Émeraude en 2024. Deux unités restent en service actif.