Classe Alfa
Informations clés
| Pays d'origine | 🇨🇳 Ex-URSS |
| Catégorie | Sous-marin |
| Sous-type | Sous-marin nucléaire d'attaque |
| Fabricant | Admiralty yard, Leningrad |
| Année de mise en service | 1971 |
| Unités | K-64, K-123, K-316, K-432, K-373, K-493, K-463 |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 2300 tonnes |
| Déplacement en immersion | 3200 tonnes |
| Portée | Illimité, sauf par les réserves de nourriture |
| Équipage | 31 membres |
| Largeur | 9,5 m (31,2 ft) |
| Longueur | 81,4 m (267,1 ft) |
| Profondeur max. | 400 m (1312,3 ft) |
| Propulsion | OK-550 or BM-40A, 155-MWt Lead-bismuth cooled, beryllium-moderated reactor; 40,000 shp (30,000 kW) steam turbine, one shaft |
| Armement |
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| Vitesse maximale | 12 nœuds |
| Vitesse max. en immersion | 41 nœuds |
Description
Le Projet 705 Lira, désigné par le code OTAN Alfa, est issu d'une proposition formulée en 1957 par M. G. Roussanov. Les travaux de conception débutèrent en mai 1960 au bureau d'études SKB-143 de Leningrad. Le projet visait à développer un intercepteur à grande vitesse capable de poursuivre des bâtiments de surface et de mener des combats sous-marins. Les spécifications initiales, prévoyant un bâtiment de très petite taille avec un équipage réduit, furent modifiées en 1963 pour augmenter les dimensions et l'effectif en raison de contraintes d'ingénierie. Sept unités furent achevées entre 1968 et 1981 aux chantiers de l'Amirauté à Leningrad et aux chantiers Sevmash de Severodvinsk.
Cette classe présentait une construction à double coque utilisant un alliage de titane pour la coque épaisse. Ce matériau fut choisi pour réduire la masse et la signature magnétique. La propulsion était assurée par un réacteur modéré au béryllium et refroidi par métal liquide (plomb-bismuth). Deux modèles de réacteurs furent utilisés : l'OK-550 et le BM-40A. Ces installations étaient plus compactes que les réacteurs à eau pressurisée conventionnels, permettant d'obtenir une coque plus hydrodynamique. Le fluide caloporteur plomb-bismuth se solidifiant à des températures inférieures à 125 °C, les réacteurs nécessitaient un chauffage externe continu par vapeur surchauffée lors des arrêts.
La conception mettait l'accent sur l'automatisation afin de réduire l'équipage nécessaire. Les systèmes intégrés comprenaient le système de commandement et de combat Akkord, le système de conduite de tir Sargan et le système Ritm pour le contrôle des machines. Ces ensembles automatisés permettaient d'effectuer toutes les opérations principales depuis un poste central de commande. La coque épaisse interne était divisée en six compartiments étanches. Le troisième compartiment était le seul espace occupé lors des opérations standard et disposait de cloisons sphériques renforcées. Pour l'évacuation d'urgence, cette classe était équipée d'une capsule de sauvetage éjectable.
Les sept unités furent affectées à la Flotte du Nord soviétique. Ces sous-marins étaient déployés comme intercepteurs, destinés à rester au port ou sur des zones de patrouille avant d'effectuer des pointes de vitesse pour intercepter les groupes navals en approche. Leur carrière opérationnelle fut marquée par des difficultés de maintenance liées aux chaufferies nucléaires. L'absence fréquente d'installations de chauffage à quai fiables obligeait les équipages à maintenir les réacteurs en fonctionnement continu lors des escales. Cette pratique entraîna plusieurs pannes mécaniques. Quatre bâtiments furent finalement retirés du service suite à la solidification du caloporteur de leur réacteur.
La tête de série, le K-64, fut retirée du service en 1974 après des problèmes de coque et de réacteur. Entre 1983 et 1992, le K-123 fit l'objet d'une refonte visant à remplacer son réacteur à métal liquide par un réacteur à eau pressurisée VM-4. Les unités restantes furent désarmées avant 1990, suivies par le K-123 en 1996. Le démantèlement nécessita des équipements spécialisés pour gérer les réacteurs dont les barres de combustible s'étaient figées dans le caloporteur. Les capacités de cette classe motivèrent le développement de programmes de torpilles à haute vitesse aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les technologies développées pour le Projet 705, notamment en matière d'automatisation et de conception de coque, furent ultérieurement intégrées à la classe Akula.