Classe Suffren
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Frégate |
| Sous-type | Frégate lance-missiles |
| Fabricant | Naval Group |
| Année de mise en service | 2020 |
| Coût unitaire approximatif | $1833 millions |
| Unités | Suffren, Duguay-Trouin, Tourville, De Grasse, Rubis, Casabianca |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 4765 tonnes |
| Déplacement en immersion | 5300 tonnes |
| Portée | 9000 km à 18 nœuds |
| Autonomie | 70 |
| Équipage | 60 membres |
| Largeur | 8,8 m (28,9 ft) |
| Longueur | 99,5 m (326,4 ft) |
| Profondeur max. | 350 m (1148,3 ft) |
| Propulsion | 1 TechnicAtome K15 nuclear reactor (150 MW), 2 turbo-generators (10 MW each), 2 SEMT Pielstick emergency diesel generators (480 kW each), 1 propeller pump (hydrojet) |
| Poussée | 3440 hp |
| Armement |
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| Vitesse maximale | 14 nœuds |
| Vitesse max. en immersion | 25 nœuds |
Description
Le programme Barracuda a débuté en octobre 1998 sous l'égide de la Direction générale de l'armement (DGA). La phase de conception a été pilotée par une équipe de projet intégrée composée de l'état-major de la Marine, de DCN, de TechnicAtome et du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). En décembre 2006, le gouvernement français a commandé six sous-marins à Naval Group et TechnicAtome pour remplacer la classe Rubis. La construction de la tête de série, le Suffren, a été lancée en 2007.
La classe Suffren intègre des technologies issues des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la classe Le Triomphant, notamment la propulsion par pompe-hélice. La conception privilégie la discrétion acoustique et une sensibilité accrue des capteurs de détection par rapport aux classes précédentes de sous-marins français. Les bâtiments sont équipés du réacteur nucléaire K15, permettant un intervalle de dix ans entre les rechargements de cœur et les arrêts techniques majeurs, contre un cycle de sept ans pour la génération précédente. Leurs profils de mission incluent la lutte anti-surface et anti-sous-marine, la frappe contre terre, la collecte de renseignements et la gestion de crise. Pour les opérations spéciales, le bâtiment peut accueillir 15 commandos et dispose d'un hangar de pont amovible (DDS) situé à l'arrière du massif pour abriter un propulseur sous-marin. Le système de combat embarqué est le SYCOBS, qui intègre une suite de sonars Thales (antennes de coque, latérales et remorquées), ainsi que des capteurs de navigation et des contre-mesures électroniques Safran.
La tête de série, le Suffren, a été admise au service actif le 6 novembre 2020 et est entrée en service opérationnel le 3 juin 2022. Le deuxième exemplaire, le Duguay-Trouin, a été livré à la Marine nationale en août 2023 et a atteint sa pleine capacité opérationnelle en avril 2024, après une campagne d'essais de longue durée dans les Caraïbes. La troisième unité, le Tourville, a été livrée en novembre 2024. Trois autres bâtiments — le De Grasse, le Rubis et le Casabianca — sont à divers stades de construction. La Marine nationale prévoit que les six unités seront en service d'ici 2029.
Naval Group a développé une variante à propulsion conventionnelle, le Shortfin Barracuda, destinée au marché de l'exportation. L'Australie avait initialement sélectionné cette variante en 2016 pour son programme de classe Attack, avant d'annuler le projet en 2021. En mars 2024, les Pays-Bas ont choisi une variante de ce modèle, désignée classe Orka, pour remplacer leurs sous-marins de la classe Walrus. La Grèce a également envisagé la conception conventionnelle du Barracuda dans le cadre de ses plans de modernisation navale.