RAAF Base Darwin
Informations clés
| Pays opérateur | 🇦🇺 Australie |
| Emplacement | 🇦🇺 Australie |
| Statut | ◉ Active |
| Utilisation | Dual |
| Année de construction | 1940 |
| Organisation opératrice | Royal Australian Air Force |
| Unités |
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Description
La base de la RAAF de Darwin est située à Darwin, dans le Territoire du Nord, en Australie. Établie le 1er juin 1940 sous le nom de station de la RAAF de Darwin, elle a été constituée à partir d'éléments du 12e Escadron de la RAAF. Charles Eaton en fut le premier commandant. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la base a accueilli des unités de la RAAF et des forces aériennes de l'armée des États-Unis (USAAF), notamment l'état-major de la Far East Air Force et ses commandements subordonnés, les V Fighter Command et V Bomber Command. L'installation a subi de nombreux raids aériens de la part des forces japonaises, à commencer par deux attaques le 19 février 1942. Entre 1944 et 1945, le 380e Groupe de bombardement de l'USAAF y a exploité des escadrons de bombardiers B-24 Liberator. En 1975, la base a servi de centre de soutien pour l'évacuation de Darwin à la suite du passage du cyclone Tracy.
La Royal Australian Air Force utilise l'installation comme base d'opérations avancée, avec un effectif d'environ 400 personnes. Elle partage sa piste avec l'aéroport international de Darwin pour l'aviation civile. Les unités actuellement stationnées sur la base comprennent l'état-major du 452e Escadron, le détachement Darwin du 452e Escadron, ainsi que le détachement B de la 92e Escadre, qui met en œuvre des appareils AP-3C Orion. La surveillance est assurée par la 114e Unité mobile de contrôle et de compte rendu à l'aide de radars AN/FPS-117. Le soutien au combat et la logistique sont gérés par l'état-major de la 396e Escadre de soutien au combat, le 321e Escadron expéditionnaire de soutien au combat, le détachement de Darwin du 1er Escadron de transit aérien et le 13e Escadron (City of Darwin). La base accueille également un détachement du 2e Escadron des forces de sécurité.
Le site de 45 hectares abrite des infrastructures classées au patrimoine, notamment l'ancienne tour de contrôle et le château d'eau, des bâtiments administratifs, le mess des sergents ainsi que divers quartiers d'habitation. La base est un site d'atterrissage d'urgence pour la navette spatiale de la NASA et accueille des chasseurs F-35 Joint Strike Fighter. Elle reçoit également des aéronefs de l'armée de l'air des États-Unis, notamment des bombardiers B-1 Lancer et B-52 Stratofortress, ainsi que des avions-ravitailleurs KC-10 et KC-135.