GBU-31 JDAM
Informations clés
| Catégorie | Bombe guidée |
| Sous-type | Kit de guidage pour munition de précision |
| Pays d'origine | 🇺🇸 États-Unis |
| Fabricant | Boeing |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 1997 |
| Nombre construit | 550000 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $0,0 millions |
Spécifications techniques
| Ogive | Mark 80 or BLU series |
| Poids de l'ogive | 429 kg (946 lb) |
| Guidage | GPS, Inertial, Laser |
| Poids | 907 kg (2 000 lb) |
| CEP | 5 m |
| Portée | 80 km (50 mi) |
Operators
Description
Le développement d'une munition guidée de précision tout temps a débuté en 1992, suite à la guerre du Golfe, où les systèmes à guidage laser existants s'étaient révélés inefficaces en présence de poussière, de fumée et d'une couverture nuageuse. Des essais visant à démontrer la faisabilité d'une arme guidée par satellite ont eu lieu en 1993, utilisant une centrale de navigation inertielle (INS) couplée à des récepteurs GPS (Global Positioning System). Le programme visait à doter le bombardier B-2 Spirit d'une capacité de frappe de précision, celui-ci ne disposant pas de désignateur laser. Les essais opérationnels se sont déroulés entre 1998 et 1999.
La GBU-31 est un kit de guidage qui transforme des bombes lisses (bombes gravitaires non guidées) en munitions de précision utilisables par tous temps. Le système se compose d'un empennage doté de gouvernes aérodynamiques, de kits de surfaces portantes (strakes) fixés sur le corps de la bombe, et d'une unité de contrôle de guidage combinant INS et GPS. Il ne s'agit pas d'une arme autonome, mais d'un ensemble d'équipements « prêt à monter » sur des munitions existantes. La variante GBU-31 est utilisée avec des corps de bombes de forte puissance, notamment la bombe polyvalente Mark 84 et le pénétrateur BLU-109. Le guidage est autonome : une fois larguée, la munition navigue vers les coordonnées de la cible chargées par l'équipage ou via l'équipement de ciblage embarqué. Le système fonctionne en mode assisté par GPS ou en mode inertiel pur si le signal satellite est perdu ou brouillé. Les modernisations incluent des autodirecteurs laser pour l'engagement de cibles mobiles, des kits d'ailes pour augmenter la portée de sécurité (standoff), ainsi que des autodirecteurs à ralliement sur brouillage (home-on-jam) conçus pour poursuivre les sources de guerre électronique. Des versions navales spécialisées, telles que la Quickstrike-J, permettent le mouillage de précision de mines aériennes.
La GBU-31 a connu son baptême du feu en 1999 lors de l'opération Allied Force, au cours de laquelle des B-2 Spirit ont largué plusieurs centaines d'unités. Le système a été déployé lors des conflits en Afghanistan, en Irak et en Ukraine. En décembre 2001, une erreur de coordonnées consécutive au remplacement de la batterie d'un récepteur GPS a provoqué un incident de tir fratricide près de Sayd Alim Kalay, en Afghanistan. Lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, le système a été confronté à des perturbations du signal GPS causées par des unités de guerre électronique telles que le R-330Zh Zhitel. En 2024, la munition a été employée lors de frappes contre des cibles à Tetkino et à Beyrouth.
Ce système est largement déployé et constitue un élément central des capacités de frappe de l'US Air Force et de l'US Navy. Il a été exporté vers de nombreux pays, dont l'Australie, l'Israël, l'Allemagne, la Corée du Sud, l'Italie, ainsi que vers plusieurs autres partenaires membres ou non de l'OTAN. L'intégration a été réalisée sur diverses plateformes, notamment les F-15E, F-16, F/A-18, A-10, B-1B, B-52H et F-35, ainsi que sur des appareils d'origine soviétique modifiés tels que les MiG-29 et Su-27.