Forces militaires du Burundi 🇧🇮

Vue d'ensemble des forces militaires

🛩️ Armée de l'air 12 aéronefs actifs
🪖 Troupes actives 30 050 personnel
👮‍♀️ Paramilitaire 21 000 personnel

Global Military Index

25,0
Classement mondial: #121
L'Indice Militaire Global mesure la capacité militaire globale de Burundi sur une échelle de 0 à 100, basée sur des données vérifiables dans six dimensions.
🪖 Effectifs (15%) 65,2 Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 36350
🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) 23,1 Main battle tanks: 10
⚓ Forces navales (20%) 0,0 Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers...
✈️ Puissance aérienne (25%) 28,5 Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères...
☢️ Dissuasion nucléaire (10%) 0,0 Pas de capacité nucléaire déclarée
💰 Budget de la défense (10%) 34,4 $172M dépenses militaires annuelles

Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.

Géographie

Carte de Burundi
Capitale Gitega 
Superficie terrestre 25 680 km²
Longueur du littoral 0 km

Drapeau national

Statistiques clés

Population 13,7 millions (2023)
PIB $2,6 milliards (2023)
PIB par habitant $193 (2023)
Budget militaire $171,8 millions (2024)
Part du PIB dans le budget militaire 3,8% (2024)
Part des dépenses publiques 12,5% (2024)
Dépenses militaires par habitant $12 (2024)
Taux d'inflation 20,21% (2024)
Personnel militaire 31 000 (2020)

Budget militaire burundais

Population et personnel militaire

PIB et taux d'inflation

Vue stratégique en 2026

Position stratégique

Le Burundi est situé dans la région des Grands Lacs africains. C’est un territoire enclavé bordé par le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC) et la Tanzanie. Ses principales préoccupations sécuritaires sont dictées par la présence de groupes armés non étatiques dans l'est de la RDC et par la volatilité périodique des relations avec le Rwanda voisin. Une attention particulière est portée à la Résistance pour un État de Droit au Burundi (RED-Tabara), un groupe insurgé opérant depuis le territoire congolais.

Le Burundi est membre de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) et de l'Union africaine (UA). La Force de défense nationale du Burundi (FDNB) participe activement aux initiatives de sécurité régionales, notamment à la Mission de transition de l'Union africaine en Somalie (ATMIS). En 2025, le Burundi a maintenu un accord de sécurité bilatéral avec la RDC, facilitant le déploiement de troupes burundaises au Sud-Kivu pour des opérations de contre-insurrection. La doctrine de défense privilégie la stabilité interne, la sécurité des frontières et le maintien d'une force professionnelle capable d'obtenir des contrats internationaux de maintien de la paix, lesquels constituent une source de revenus et de formation opérationnelle.

Forces armées

La Force de défense nationale du Burundi (FDNB) est organisée en trois composantes principales : la Force terrestre, la Force aérienne et l'Unité de marine. Les effectifs d'active sont estimés à environ 30 000 personnels. La structure de commandement est centralisée sous l'autorité du ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants.

La Force terrestre est la composante principale de la FDNB, organisée en bataillons d'infanterie, un régiment blindé, ainsi que des unités d'appui d'artillerie et de génie. L'inventaire comprend des chars de combat T-54 et T-55, aux côtés de véhicules de reconnaissance BRDM-2 et d'automitrailleuses AML-60/90. Les unités d'infanterie mécanisée utilisent des véhicules de transport de troupes BTR-60 et BTR-80. Pour la contre-insurrection et la protection des convois, l'armée met en œuvre des véhicules protégés contre les mines, notamment le RG-31 Nyala et le Casspir. L'appui d'artillerie est assuré par des obusiers D-30 de 122 mm et des lance-roquettes multiples BM-21 Grad.

La Force aérienne exploite un parc réduit axé sur les moyens aéromobiles et les avions d'entraînement léger. La flotte comprend des hélicoptères d'attaque Mi-24 et Mi-35 ainsi que des hélicoptères de transport Mi-8/17. L'entraînement est assuré par des turbopropulseurs SIAI-Marchetti SF-260. La FDNB ne possède pas d'avions de chasse ou d'attaque au sol à voilure fixe.

L'Unité de marine opère sur le lac Tanganyika, qui forme une frontière naturelle avec la RDC et la Tanzanie. Son inventaire se compose de petits patrouilleurs et d'embarcations pneumatiques à coque rigide (RHIB) utilisés pour la surveillance littorale et la prévention des infiltrations de groupes rebelles par voie lacustre.

Les capacités spécialisées incluent la Brigade spéciale de protection des institutions (BSPI), une unité dédiée à la protection des hautes autorités gouvernementales et des infrastructures sensibles.

Industrie de défense

Le Burundi ne possède pas d'industrie de défense nationale capable de fabriquer des systèmes d'armes complexes. L'armée est entièrement dépendante des importations étrangères pour son matériel, y compris les armes légères, les munitions et les véhicules. Les schémas d'acquisition historiques montrent une dépendance vis-à-vis des équipements russes, chinois et français. La maintenance et la réparation des équipements lourds sont généralement assurées par des ateliers internes ou par des accords de service avec des prestataires étrangers. Il n'existe aucune ligne de production locale connue pour les véhicules blindés ou les aéronefs.

Tendances stratégiques

En 2025 et 2026, les efforts de modernisation se concentrent sur l'amélioration de la mobilité et des capacités de surveillance de la Force terrestre. Les priorités d'acquisition incluent des véhicules blindés légers et des drones (UAV) pour la reconnaissance dans les terrains accidentés bordant la RDC. La FDNB cherche également à moderniser ses équipements de communication afin d'améliorer la coordination entre les unités déployées à l'étranger et le commandement central.

Les dépenses de défense sont estimées à environ 2 % du PIB. L'une des principales contraintes auxquelles la FDNB est confrontée est la volatilité des financements internationaux pour les opérations de maintien de la paix. Ces missions fournissent les ressources financières nécessaires au paiement des soldes et à l'entretien des équipements ; toute réduction des mandats de l'UA ou de l'ONU impacte directement la disponibilité opérationnelle de l'armée.

L'armée reste engagée en RDC, où elle opère de manière indépendante ou en coordination avec les forces armées congolaises (FARDC). Ce déploiement sert de stratégie de défense de l'avant afin de neutraliser les militants du RED-Tabara avant qu'ils ne puissent lancer des incursions transfrontalières. Sur le plan interne, l'armée continue de gérer les quotas d'intégration ethnique établis par les accords d'Arusha, bien que le contrôle politique centralisé sur le corps des officiers reste une caractéristique déterminante de la structure actuelle des forces.

Population, PIB, Inflation et Personnel : Banque Mondiale.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification