Forces militaires de la République dominicaine 🇩🇴
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 79 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 56 050 personnel |
| 👮♀️ Paramilitaire | 15 000 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 68,3 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 60550 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 17,3 | Main battle tanks: 5 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 39,9 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 46,0 | $981M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 11,3 millions (2023) |
| PIB | $121,4 milliards (2023) |
| PIB par habitant | $10718 (2023) |
| Budget militaire | $981,0 millions (2024) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 0,8% (2024) |
| Part des dépenses publiques | 4,0% (2024) |
| Dépenses militaires par habitant | $86 (2024) |
| Taux d'inflation | 3,3% (2024) |
| Personnel militaire | 71 000 (2020) |
Budget militaire dominicain
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
La République dominicaine occupe une position centrale dans les Caraïbes, partageant l'île d'Hispaniola avec Haïti. La doctrine de défense nationale est principalement façonnée par l'instabilité politique et humanitaire persistante en Haïti, qui alimente les préoccupations liées à la migration irrégulière, à la criminalité organisée transnationale et à la sécurité frontalière. En 2025 et 2026, le gouvernement dominicain a accéléré la construction d'une clôture frontalière, qui devrait atteindre 176 kilomètres d'ici la fin de l'année 2026. Ce dispositif intègre des obstacles physiques et des technologies de surveillance avancées, notamment des capteurs de mouvement, des drones et des systèmes à fibre optique.
Sur le plan géopolitique, la République dominicaine maintient un partenariat de sécurité étroit avec les États-Unis. Fin 2025, le gouvernement a autorisé un accord technique permettant aux forces armées américaines un accès temporaire à des zones restreintes de la base aérienne de San Isidro et de l'aéroport international Las Américas, afin de soutenir les opérations de lutte contre le narcotrafic et d'interdiction maritime. À l'échelle régionale, le pays est membre du Système d'intégration centraméricaine (SICA) et du Traité de Rio. Il participe fréquemment à des exercices de sécurité régionaux, tels que Tradewinds, pour renforcer son interopérabilité avec ses partenaires des Caraïbes et d'Amérique du Nord.
Forces militaires
Les forces armées de la République dominicaine (Fuerzas Armadas de la República Dominicana) sont placées sous la tutelle du ministère de la Défense et se composent de trois branches principales. Les effectifs d'active sont estimés entre 60 000 et 90 000 personnels, complétés par une importante composante de réserve.
- Armée de terre (Ejército de República Dominicana - ERD) : Il s'agit de la branche la plus importante, organisée en six brigades d'infanterie, un escadron de cavalerie aéromobile et une brigade d'appui aux services de combat. L'armée maintient une présence massive le long des 392 kilomètres de frontière avec Haïti, en s'appuyant sur le Corps spécialisé de sécurité frontalière terrestre (CESFRONT). L'équipement comprend des véhicules blindés légers, tels que le VAMTAC, et des chars légers M-41 plus anciens, bien que la modernisation récente se concentre sur l'infanterie mobile et les capacités de surveillance plutôt que sur le blindage lourd.
- Marine (Armada de República Dominicana - ARD) : Chargée de la défense côtière et de l'application des lois en mer. La flotte se compose principalement de patrouilleurs côtiers, de vedettes d'interception et de plusieurs patrouilleurs de haute mer de plus grande taille. La marine opère une petite unité aérienne équipée d'hélicoptères utilitaires pour les missions de recherche et sauvetage (SAR) et la surveillance maritime.
- Force aérienne (Fuerza Aérea de República Dominicana - FARD) : Elle opère à partir de deux bases principales : San Isidro au sud et Puerto Plata au nord. La capacité de combat principale repose sur une flotte d'avions d'attaque légère A-29 Super Tucano utilisés pour la patrouille frontalière et les missions de lutte contre le narcotrafic. L'inventaire comprend également des avions de transport (tels que l'EADS CASA C-212) et divers hélicoptères, notamment des modèles UH-1H Huey II et Bell 430.
Les capacités spécialisées incluent le système C5i (Commandement, Contrôle, Communications, Informatique, Cybersécurité et Renseignement), qui sert de plateforme technologique centrale pour la coordination inter-agences. L'armée dispose également d'unités spécialisées dans la lutte contre le terrorisme et les secours en cas de catastrophe.
Tendances stratégiques
Le budget de la défense dominicain pour 2025 s'élève à environ 1,1 milliard de dollars, soit environ 0,7 % du PIB. Les tendances en matière de dépenses indiquent une réorientation vers la modernisation technologique et la fortification des frontières, au détriment de la défense territoriale traditionnelle contre des acteurs étatiques. Un nouveau plan stratégique (2025-2028) met l'accent sur l'acquisition de véhicules aériens sans pilote (UAV) et le renforcement des capacités de cyberdéfense pour protéger les infrastructures critiques.
Les priorités d'acquisition se concentrent sur le renouvellement de la flotte navale et l'achat de systèmes de défense antiaérienne supplémentaires pour sécuriser l'espace aérien national. L'activité industrielle de défense nationale se limite largement à la maintenance et à la réparation des plateformes existantes, le pays restant fortement dépendant des importations en provenance des États-Unis, d'Espagne et du Brésil pour le matériel militaire de pointe.
La principale contrainte pesant sur l'outil militaire est la volatilité de la situation en Haïti, qui nécessite le déploiement permanent de plus de 10 000 soldats dans la région frontalière. Ce rythme opérationnel soutenu exerce une pression significative sur le budget du personnel et la disponibilité opérationnelle des équipements. En outre, la République dominicaine se positionne de plus en plus comme un leader de la sécurité régionale, coordonnant des feuilles de route sous-régionales pour lutter contre le trafic illicite d'armes à feu et de munitions jusqu'en 2026.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification