Forces militaires du Gabon 🇬🇦
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 24 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 4 700 personnel |
| 👮♀️ Paramilitaire | 2 000 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 53,2 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 5300 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 0,0 | Main battle tanks: 0 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 37,3 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 38,5 | $319M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 2,5 millions (2023) |
| PIB | $19,4 milliards (2023) |
| PIB par habitant | $7803 (2023) |
| Budget militaire | $319,1 millions (2024) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 1,5% (2024) |
| Part des dépenses publiques | 6,6% (2024) |
| Dépenses militaires par habitant | $127 (2024) |
| Taux d'inflation | 1,17% (2024) |
| Personnel militaire | 7 000 (2020) |
Budget militaire gabonais
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
Le Gabon occupe une position centrale sur la côte atlantique de l'Afrique centrale. Sa posture de sécurité est principalement définie par la gestion des ressources maritimes et le maintien de la stabilité intérieure après la transition ayant mis fin à la dynastie Bongo. Le contexte géopolitique actuel est marqué par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), qui a pris le pouvoir après le coup d'État d'août 2023. Le général Brice Oligui Nguema, ancien chef de la Garde républicaine, a été élu président en avril 2025, officialisant ainsi le rôle central des militaires au sein du gouvernement national.
Les principales préoccupations de sécurité concernent la piraterie maritime et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans le golfe de Guinée. Le Gabon participe à l'Architecture de Yaoundé, un cadre régional de sécurité maritime et de partage d'informations entre les États du golfe de Guinée. En 2025, la Cour internationale de justice a tranché un différend frontalier maritime de longue date avec la Guinée équatoriale, fournissant une base juridique pour l'application des revendications sur la zone économique exclusive (ZEE) dans des eaux riches en hydrocarbures.
La doctrine de défense met l'accent sur la sécurité du régime et l'intégrité territoriale par le biais de partenariats bilatéraux et régionaux. Le Gabon est membre de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et du Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX). Les relations avec la France, suspendues après le coup d'État de 2023, ont été rétablies fin 2025. Un renouvellement de deux ans du pacte de défense bilatéral a été finalisé lors d'une visite d'État française en novembre 2025, avec un accent mis sur la formation et la sécurité environnementale. En outre, le Gabon maintient une coopération de sécurité avec les États-Unis et a exploré un engagement accru avec la Russie, la Chine et la Turquie pour l'acquisition d'équipements et l'assistance technique.
Forces militaires
Les Forces de défense et de sécurité gabonaises (FDSG) s'articulent autour de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la Marine nationale et de la Gendarmerie nationale. La Garde républicaine (GR) fonctionne comme une formation d'élite autonome, responsable de la sécurité de la présidence et des infrastructures critiques. L'effectif total d'active, toutes branches confondues, est d'environ 7 000 personnels.
L'armée de Terre se concentre sur l'infanterie et la reconnaissance mécanisée. Son inventaire comprend des automitrailleuses ERC-90 Sagaie et AML-90, des véhicules EE-11 Urutu et EE-9 Cascavel, ainsi que des véhicules de transport de troupes blindés Bastion. L'appui d'artillerie est assuré par des obusiers D-30 de 122 mm et des lance-roquettes multiples Teruel.
L'armée de l'Air gabonaise opère à partir de deux bases principales : la BA01 à Libreville et la BA02 à Franceville. Elle dispose d'une flotte de chasseurs Mirage F1, bien que leur disponibilité opérationnelle soit variable. Les capacités de transport ont été modernisées avec la livraison d'un Airbus C295 en 2023 et la révision des aéronefs CN235 existants fin 2024. La flotte d'hélicoptères comprend des modèles AS332 Super Puma et SA330 Puma pour les missions de transport et de servitude.
La Marine nationale est chargée de la défense côtière et de la patrouille dans la ZEE. Elle met en œuvre des patrouilleurs de classe P400 et le navire de classe OPV50 Amiral Alioune Baba. En 2025, les opérations navales ont priorisé les patrouilles près de la frontière maritime avec la Guinée équatoriale suite à la résolution du différend territorial.
La Garde républicaine demeure l'unité la mieux équipée et la mieux financée de la structure de force. Elle possède ses propres moyens blindés légers et des unités d'infanterie spécialisées. La Gendarmerie nationale, bien que placée sous l'autorité du ministère de la Défense nationale, conserve un commandement distinct pour la sécurité rurale et frontalière.
Tendances stratégiques
Les dépenses de défense du Gabon représentent environ 1,1 % à 1,3 % du PIB, les récents cycles budgétaires reflétant une priorité accordée aux coûts de personnel et à la modernisation de la Garde républicaine. Les priorités en matière d'acquisition incluent des véhicules blindés légers pour la sécurité intérieure et des moyens de surveillance maritime pour lutter contre la piraterie.
Une tendance à la diversification des partenaires de défense est manifeste. En octobre 2025, le Gabon a accueilli l'initiative « Compétence » en partenariat avec la Coalition militaire islamique contre le terrorisme (CIMCT), axée sur les opérations conjointes et l'analyse du renseignement. Si la France reste la principale source de formation et de doctrine, le gouvernement a signé plusieurs accords de coopération avec la Turquie et a engagé des dialogues de sécurité avec la Russie et les États-Unis.
L'évolution de la structure des forces implique l'intégration de personnels militaires dans des rôles administratifs civils suite aux élections de 2025. Les contraintes auxquelles sont confrontées les forces armées incluent la disponibilité limitée des aéronefs à voilure fixe les plus anciens et une dépendance vis-à-vis du soutien technique externe pour la maintenance complexe. Les futures acquisitions devraient se concentrer sur les drones (UAV) pour la surveillance des frontières et l'achat de patrouilleurs côtiers supplémentaires.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification