Forces militaires de la Jamaïque 🇯🇲
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 18 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 3 950 personnel |
| ⛑️ Troupes de réserve | 980 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 52,1 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 4440 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 0,0 | Main battle tanks: 0 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 30,6 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 37,2 | $263M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 2,8 millions (2023) |
| PIB | $19,4 milliards (2023) |
| PIB par habitant | $6840 (2023) |
| Budget militaire | $262,5 millions (2024) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 1,3% (2024) |
| Part des dépenses publiques | 4,1% (2024) |
| Dépenses militaires par habitant | $92 (2024) |
| Taux d'inflation | 5,41% (2024) |
| Personnel militaire | 6 000 (2020) |
Budget militaire jamaïcain
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
La Jamaïque occupe une position géopolitique centrale dans la mer des Caraïbes, située le long des principales routes de transit maritime entre l'Amérique du Sud et l'Amérique du Nord. La doctrine de défense nationale s'articule autour de trois axes principaux : la connaissance du domaine maritime, le soutien à la sécurité intérieure, ainsi que l'assistance humanitaire et les secours en cas de catastrophe (AHSC).
Les principales préoccupations de sécurité concernent la criminalité organisée transnationale, plus précisément le trafic de stupéfiants et d'armes légères illégales, ainsi que la gestion des eaux territoriales contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). La Jamaïque entretient d'étroites relations bilatérales de défense avec les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, axées sur l'entraînement, l'acquisition d'équipements et le partage de renseignements. En tant que membre de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), la Jamaïque participe aux cadres de sécurité régionaux et déploie du personnel au sein de missions multinationales, telles que la mission de sécurité dirigée par le Kenya en Haïti en 2025. La Force de défense de la Jamaïque (JDF) fait également office de point focal sous-régional pour l'Agence caribéenne de gestion d'urgence des catastrophes (CDEMA).
Forces militaires
La Force de défense de la Jamaïque (JDF) est un commandement unifié et multi-domaines relevant du ministère de la Sécurité nationale. Ces dernières années, la force est passée d'une organisation de niveau brigade à une structure de niveau division comprenant cinq formations de niveau brigade : le Régiment de la Jamaïque, le Commandement maritime, aérien et cyber (MACC), la Brigade de soutien, l'Académie militaire des Caraïbes (CMA) et la Réserve nationale de la Jamaïque (JNR).
Les effectifs totalisent environ 8 000 membres, incluant les troupes d'active et la Réserve nationale élargie.
Le Régiment de la Jamaïque (Terre) : La composante terrestre est constituée de bataillons d'infanterie légère. Elle est chargée de la défense territoriale et du soutien à la Force de police de la Jamaïque (JCF) lors d'opérations de sécurité intérieure, telles que les « Zones d'opérations spéciales » (ZOSO). - Équipement : Le régiment met en œuvre des véhicules de mobilité protégés Bushmaster (PMV) pour le transport de troupes et la patrouille. Il dispose d'une flotte de véhicules utilitaires légers et assure un appui-feu indirect via des mortiers de 81 mm. L'armement individuel est standardisé sur les plateformes de fusils d'assaut M16 et de carabines M4.
Commandement maritime, aérien et cyber (MACC) : Établi pour consolider les capacités multi-domaines, le MACC supervise la Garde côtière, l'escadrille aérienne et les unités de cyberdéfense. - Garde côtière : Elle exploite une flotte de patrouilleurs, notamment des classes Damen Stan Patrol 4207 et 5009. Ces bâtiments sont utilisés pour l'application de la loi dans la zone économique exclusive (ZEE), la lutte contre les stupéfiants et les missions de recherche et sauvetage (SAR). - Escadrille aérienne : Elle maintient une flotte à dominante voilures tournantes pour soutenir l'infanterie mobile et la surveillance maritime. L'inventaire comprend des hélicoptères Bell 429, Bell 412 et Bell 407, ainsi que des Bell 505 pour l'instruction. Les vecteurs à voilure fixe incluent des Beechcraft King Air 350 configurés pour la patrouille maritime et des Diamond DA40/42 pour la formation des pilotes. - Unités spécialisées : Le commandement comprend le Corps cyber militaire, qui gère la défense nationale contre les menaces numériques, et le Régiment d'activités spéciales (SPEAR), qui conduit des opérations de contre-terrorisme et de reconnaissance de haut niveau.
Brigade de soutien et CMA : La Brigade de soutien assure la logistique, le génie et les services médicaux. L'Académie militaire des Caraïbes sert de pôle régional pour l'enseignement militaire et le perfectionnement professionnel, offrant des programmes universitaires accrédités au personnel national et international.
Tendances stratégiques
La JDF fait actuellement l'objet d'un programme de modernisation et d'expansion pluriannuel. L'un des objectifs prioritaires est la croissance continue du Corps du service national de la Jamaïque (JNSC), qui constitue le mode de recrutement standard des militaires et vise à élargir la force de réserve pour accroître les capacités de réponse aux catastrophes et les projets de développement communautaire.
Les dépenses de défense représentent environ 1,2 % à 1,3 % du PIB. Les priorités d'acquisition se concentrent sur le maintien en condition de la flotte d'hélicoptères et le renforcement des capacités de cyberdéfense. En 2025 et 2026, la JDF a intensifié l'entraînement multinational via l'exercice Event Horizon, une manœuvre multi-domaines impliquant plus d'une douzaine de pays partenaires afin de valider les réponses aux cyberattaques, aux événements impliquant de nombreuses victimes et aux crises humanitaires.
Les contraintes pesant sur l'institution militaire incluent le coût élevé de la maintenance des actifs aéronautiques et maritimes spécialisés en environnement tropical, ainsi que la demande constante de personnel pour soutenir les opérations nationales de lutte contre les gangs, ce qui peut détourner des ressources des missions de défense conventionnelle. Suite à des événements météorologiques majeurs en 2025, la JDF s'est de plus en plus orientée vers un modèle de « reconstruction et de réhabilitation », mobilisant son corps du génie pour la réparation des infrastructures nationales.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification