Forces militaires du Soudan 🇸🇩
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 184 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 104 300 personnel |
| 👮♀️ Paramilitaire | 105 000 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 73,3 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 135800 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 52,3 | Main battle tanks: 224 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 54,9 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 39,6 | $375M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 49,4 millions (2022) |
| PIB | $51,7 milliards (2022) |
| PIB par habitant | $1046 (2022) |
| Budget militaire | $375,2 millions (2021) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 0,9% (2021) |
| Part des dépenses publiques | 9,5% (2021) |
| Dépenses militaires par habitant | $8 (2021) |
| Taux d'inflation | 138,81% (2022) |
| Personnel militaire | 144 000 (2020) |
Budget militaire soudanais
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
La posture de défense du Soudan est marquée par un conflit interne entre les Forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR). Ce conflit a restructuré les priorités de sécurité du pays vers le contrôle territorial interne et la protection des corridors logistiques. Sur le plan géopolitique, le Soudan occupe une position stratégique sur la mer Rouge, faisant de son littoral un point focal pour la sécurité maritime internationale et les intérêts étrangers en matière d'implantation de bases militaires.
Le Soudan est membre des Nations Unies, de l'Union africaine (actuellement suspendu) et de la Ligue arabe. Les relations de défense sont fragmentées en raison de la guerre civile. Les FAS maintiennent une relation de sécurité bilatérale avec l'Égypte, qui fournit un soutien en matière de formation et de renseignement. Le rapprochement avec l'Iran s'est intensifié en 2025, particulièrement concernant l'acquisition de véhicules aériens sans pilote (drones). Les discussions avec la Russie concernant un centre de logistique navale sur la côte de la mer Rouge persistent, bien que la construction effective soit liée à la stabilisation du gouvernement central.
Les principales préoccupations sécuritaires incluent le différend frontalier d'Al-Fashaga avec l'Éthiopie et les retombées de l'instabilité en Libye, au Tchad et au Soudan du Sud. Le contrôle des ressources du Nil demeure une priorité stratégique à long terme, influençant les relations avec les pays riverains d'amont et d'aval.
Forces militaires
L'architecture militaire soudanaise est divisée entre les forces régulières, les Forces armées soudanaises (FAS), et les Forces de soutien rapide (FSR), une organisation paramilitaire issue des milices janjawid.
Forces armées soudanaises (FAS) Les FAS sont organisées en armée de terre, marine et armée de l'air, sous le commandement du Conseil de souveraineté de transition. - Armée de terre : La principale force terrestre met en œuvre des chars de combat incluant des T-72, T-54/55, ainsi que des modèles de fabrication chinoise Type 59 et Type 96. Les unités d'infanterie blindée utilisent des véhicules de combat d'infanterie BMP-1 et BMP-2, ainsi que des véhicules de transport de troupes de la série BTR et des WZ-551 chinois. Les capacités d'artillerie reposent sur des obusiers D-30 et des lance-roquettes multiples BM-21 Grad. - Armée de l'air : Elle exploite un parc mixte d'appareils soviétiques et chinois. La flotte de chasse et d'attaque au sol comprend des MiG-29, Su-24, Su-25 et Nanchang Q-5. La flotte de transport utilise des An-26 et des Il-76. Les moyens à voilure tournante incluent des hélicoptères d'attaque Mi-24 et des hélicoptères de transport Mi-8/17. Depuis 2024, l'armée de l'air a intégré des drones de conception iranienne Mohajer-6 et Zagil-3 pour des missions de reconnaissance et de frappe. - Marine : Une force de défense côtière basée principalement à Port-Soudan et à Flamingo Bay. Elle opère une flotte de patrouilleurs et de vedettes d'intervention rapide destinés à la surveillance littorale et aux opérations de lutte contre la contrebande.
Forces de soutien rapide (FSR) Les FSR fonctionnent comme une force d'infanterie légère hautement mobile. Elles ne possèdent pas de branche navale ou aérienne traditionnelle mais utilisent du matériel capturé aux FAS. Leur inventaire principal se compose de milliers de « technicals » — des pick-up équipés de mitrailleuses lourdes, de canons antiaériens (ZU-23-2) et de canons sans recul. Les FSR opèrent également des MANPADS et ont déployé des drones commerciaux et tactiques pour la surveillance urbaine et des frappes ciblées lors des opérations de 2025.
Industrie de défense
Le Soudan maintient une capacité de production nationale d'armements via la Military Industry Corporation (MIC). La MIC gère plusieurs complexes, tels que le complexe industriel d'Al-Shajara et le complexe d'ingénierie d'Al-Zarqā.
La production nationale se concentre sur la remise en état et l'assemblage de modèles étrangers sous licence, principalement en provenance de Chine et de Russie. La MIC produit l'« Al-Bashir » (une variante du char Type 85) et le « Khatim » (une variante du BMP-1). L'industrie fabrique également des armes légères, notamment les fusils d'assaut « Terab » (basés sur le CQ-5.56), des mitrailleuses légères, ainsi que divers calibres de mortiers et de munitions pour armes légères. Bien que le Soudan ait atteint un certain degré d'autosuffisance en munitions de base et en armes légères avant le conflit actuel, l'industrie est aujourd'hui entravée par les dommages subis par les installations de fabrication à Khartoum et par une forte dépendance aux importations de composants électroniques et d'acier à haute résistance.
Tendances stratégiques
La tendance principale pour 2025 et 2026 est la transition vers la guerre asymétrique et l'intégration de technologies à bas coût. Les FAS ont réorienté leurs acquisitions vers les munitions rôdeuses et les drones FPV (vue à la première personne) pour contrer la mobilité des FSR. Ce changement reflète un abandon des manœuvres blindées traditionnelles à grande échelle au profit de frappes urbaines de précision.
Les dépenses de défense sont difficiles à quantifier en raison de la fragmentation de l'État et de l'utilisation des revenus de l'exploitation aurifère hors budget pour financer les opérations militaires. Les FSR contrôlent d'importantes régions productrices d'or, ce qui leur assure des flux financiers indépendants pour l'achat d'armes sur les marchés noirs régionaux.
La structure future des forces dépendra de l'issue du conflit actuel. Si les FAS conservent le contrôle, l'armée fera probablement face à une phase de reconstruction à long terme pour remplacer les aéronefs et les blindés lourds perdus pendant la guerre. Si le conflit s'enlise, la posture militaire continuera d'évoluer vers des zones de défense localisées intégrant des milices, avec un accent mis sur la sécurisation des routes commerciales de la mer Rouge et de la capitale administrative à Port-Soudan. Les contraintes incluent l'effondrement de l'économie formelle, les sanctions internationales visant les hauts commandants et le déplacement massif du personnel technique.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification