Forces militaires du Togo 🇹🇬
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 18 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 8 550 personnel |
| 👮♀️ Paramilitaire | 750 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 56,3 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 8775 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 15,5 | Main battle tanks: 4 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 34,9 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 35,3 | $195M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 9,3 millions (2023) |
| PIB | $9,2 milliards (2023) |
| PIB par habitant | $986 (2023) |
| Budget militaire | $195,3 millions (2024) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 2,0% (2024) |
| Part des dépenses publiques | 8,4% (2024) |
| Dépenses militaires par habitant | $21 (2024) |
| Taux d'inflation | 5,49% (2023) |
| Personnel militaire | 10 000 (2020) |
Budget militaire togolais
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
Le Togo est situé sur le golfe de Guinée en Afrique de l'Ouest, bordé par le Ghana à l'ouest, le Bénin à l'est et le Burkina Faso au nord. La principale préoccupation sécuritaire de l'État togolais réside dans la contagion vers le sud de la violence extrémiste en provenance du Sahel, ciblant spécifiquement la région septentrionale des Savanes. Depuis 2018, les Forces Armées Togolaises (FAT) maintiennent l'opération Koundjoaré, un déploiement militaire permanent dans le nord conçu pour empêcher l'infiltration de groupes tels que le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM).
Le Togo est membre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Initiative d'Accra, un cadre de sécurité régional axé sur le partage de renseignements et les opérations transfrontalières conjointes. Toutefois, la posture de défense a évolué en 2025 vers une politique de diversification diplomatique. Cela s'est traduit par la ratification d'un accord de coopération militaire global avec la Fédération de Russie en octobre 2025. Cet accord couvre les exercices conjoints, la formation des officiers et le partage de renseignements. En outre, le gouvernement a engagé des discussions concernant une coopération potentielle avec l'Alliance des États du Sahel (AES), une initiative qui permettrait aux membres enclavés de ce bloc d'accéder au port en eau profonde de Lomé.
Lomé maintient ses liens de sécurité traditionnels avec la France et les États-Unis, mais la doctrine stratégique actuelle met l'accent sur une « coopération sans dépendance ». Cette approche consiste à équilibrer l'assistance technique occidentale par des acquisitions et des formations provenant de Turquie et de Russie afin de renforcer l'autonomie stratégique du pays.
Forces militaires
Les Forces Armées Togolaises (FAT) se composent de l'Armée de terre, de la Marine nationale, de l'Armée de l'air et de la Gendarmerie nationale. Les forces militaires sont placées sous l'autorité du président de la République, qui assure également les fonctions de ministre de la Défense. La Gendarmerie nationale, bien que rattachée au ministère des Armées, remplit des missions de sécurité intérieure, de surveillance des frontières et de contrôle des flux migratoires.
Les effectifs d'active sont estimés à 15 000 personnels, avec un mandat gouvernemental visant à porter ces effectifs à 20 000. Les femmes représentent environ 7 % du personnel.
L'Armée de terre est la composante la plus importante et est structurée pour les opérations d'infanterie motorisée et la contre-insurrection. Son équipement comprend des engins blindés de reconnaissance tels que l'AML-90 et l'EE-9 Cascavel, ainsi que divers véhicules de transport de troupes (VTT) comme le Bastion et le Mamba. Cette arme privilégie la mobilité et les tactiques de petites unités pour sécuriser les zones frontalières du nord.
L'Armée de l'air opère à partir des bases de Lomé et de Niamtougou. Sa flotte comprend des avions d'entraînement Alpha Jet reconditionnés et divers hélicoptères, notamment des transports Mi-17 et des hélicoptères d'attaque Mi-35M de fabrication russe. Un changement majeur dans les capacités aériennes est intervenu avec l'intégration de drones de combat (UCAV) Bayraktar TB2 d'origine turque, qui fournissent des capacités de reconnaissance et de frappe dans la région des Savanes.
La Marine nationale se concentre sur la patrouille côtière et la sûreté maritime dans le golfe de Guinée. Elle exploite une flotte de patrouilleurs, dont des unités de classe RPB-33 et Defender, principalement chargées de la lutte contre la piraterie et de la surveillance des 56 kilomètres de côtes du pays.
Tendances stratégiques
La politique de défense est actuellement régie par la Loi de programmation militaire (LPM), qui définit les priorités en matière de modernisation et d'équipement. Le gouvernement a approuvé un projet de budget pour 2026 représentant une augmentation de 14 % par rapport à 2025, avec des allocations spécifiques réservées à la protection nationale et à la stabilisation des territoires du nord. Les dépenses militaires sont estimées à environ 2 à 4 % du PIB.
Les efforts de modernisation actuels se concentrent sur l'amélioration des infrastructures et des conditions de vie des troupes dans le nord. Début 2025, le haut commandement militaire a reçu l'ordre de moderniser les bases opérationnelles avancées (BOA) de Kpendjal, Tône et Cinkassé afin de mieux résister aux attaques insurgées. L'assistance technique des conseillers militaires russes, signalés comme actifs dans la construction de camps et l'instruction depuis 2024, devrait se poursuivre suite à l'ouverture d'ambassades réciproques en 2026.
Les contraintes pesant sur l'outil militaire incluent le défi logistique lié au maintien d'un inventaire hétéroclite provenant de multiples fournisseurs, dont la France, la Russie, la Turquie et le Brésil. De plus, l'armée fait face à la double pression de maintenir ses engagements régionaux traditionnels au sein de la CEDEAO tout en explorant des liens avec le bloc rival de l'AES, créant un environnement complexe pour l'interopérabilité régionale.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification