Forces militaires des Samoa 🇼🇸
Vue d'ensemble des forces militaires
Pour aller plus loin
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- Puissance militaire mondiale et géopolitique
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Statistiques clés
| Population | 215261 (2022) |
| PIB | $832,9 millions (2022) |
| PIB par habitant | $3869 (2022) |
| Taux d'inflation | 10,96% (2022) |
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
Les Samoa ne disposent pas de forces armées permanentes. Les responsabilités en matière de sécurité nationale et de défense sont réparties entre le Service de police des Samoa (SPS) et des accords bilatéraux conclus avec des partenaires régionaux. Le principal cadre juridique de la défense samoane est le Traité d'amitié de 1962 avec la Nouvelle-Zélande. En vertu de ce traité, la Nouvelle-Zélande fournit une assistance administrative et technique et s'engage à examiner les demandes d'aide militaire du gouvernement samoan. Bien que les Samoa n'aient pas d'obligation formelle de défense envers la Nouvelle-Zélande, cette relation facilite la coopération en matière de surveillance maritime et d'intervention d'urgence.
Sur le plan géopolitique, les Samoa occupent une position centrale en Polynésie, faisant de leur zone économique exclusive (ZEE), qui couvre environ 120 000 kilomètres carrés, une priorité pour la sécurité maritime. Les préoccupations de sécurité se concentrent sur les menaces non conventionnelles, notamment la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), la criminalité organisée transnationale et les implications sécuritaires du changement climatique.
Les Samoa sont membres du Forum des îles du Pacifique (FIP) et signataires de la Déclaration de Boe sur la sécurité régionale, qui définit la sécurité de manière large pour inclure les menaces humaines, environnementales et cybernétiques. En 2025, les Samoa ont poursuivi leur participation au « Pacific Quad » (comprenant l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis) pour des opérations de surveillance maritime. Le pays maintient également un accord bilatéral d'application de la loi (accord « Shiprider ») avec les États-Unis, permettant aux responsables maritimes samoans d'embarquer sur des navires de l'US Coast Guard et de l'US Navy pour exercer l'autorité de police des Samoa au sein de leur ZEE.
Forces militaires
La sécurité intérieure et maritime est gérée par le Service de police des Samoa (SPS), qui fonctionne comme une organisation paramilitaire et de maintien de l'ordre polyvalente. Le SPS compte environ 900 effectifs et opère sous l'égide du ministère de la Police, des Prisons et des Services correctionnels.
Branche maritime
La branche maritime est le principal instrument de patrouille de la ZEE et de conduite des opérations de recherche et de sauvetage (SAR). Sa capacité opérationnelle actuelle repose sur le Nafanua III, un patrouilleur de classe Guardian fourni par l'Australie dans le cadre du Programme de sécurité maritime du Pacifique (PSMP). Ce navire a remplacé le Nafanua II, retiré du service à la suite d'un échouement. Le Nafanua III est équipé pour les patrouilles à longue distance, l'application de la loi en mer et les secours en cas de catastrophe. Sa maintenance est assurée par le soutien technique et la formation fournis par la Force de défense australienne (ADF) et la Marine royale australienne.
Unités spécialisées
Le SPS comprend des unités spécialisées chargées des missions de sécurité à haut risque : - Unité de soutien tactique (TSU) : fournit des capacités d'intervention spécialisées pour les incidents de sécurité intérieure et soutient les opérations maritimes. - Unité de lutte contre la criminalité transnationale (TCU) : travaille en coordination avec le Réseau de lutte contre la criminalité transnationale du Pacifique (PTCN) pour surveiller et intercepter le trafic de stupéfiants et le trafic d'êtres humains. - Centre de surveillance maritime : situé à Apia, ce centre coordonne ses activités avec des pôles régionaux, tels que le Centre régional de surveillance des pêches de l'Agence des pêches du Forum des îles du Pacifique (FFA) aux Îles Salomon, afin de surveiller les mouvements des navires via les données satellites et le suivi AIS.
Les Samoa ne possèdent pas de chars de combat, de véhicules blindés de combat, d'avions de chasse ou de sous-marins. La police est équipée d'armes légères pour les missions standard et les opérations tactiques spécialisées.
Tendances stratégiques
La politique de défense des Samoa est actuellement axée sur la connaissance du domaine maritime et l'intégration de la sécurité régionale. Depuis la livraison du Nafanua III, l'accent a été mis sur l'exploitation durable des moyens maritimes et la formation du personnel à la navigation avancée et à la maintenance.
Une tendance majeure de la sécurité samoane est l'expansion des programmes « Shiprider ». En 2025, les Samoa ont intensifié les opérations d'arraisonnement menées à partir de cotres de l'US Coast Guard pour lutter contre la pêche INN. Cette coopération permet aux Samoa de projeter leur autorité dans l'ensemble de leur ZEE sans nécessiter une flotte navale nationale importante.
La cybersécurité est une priorité émergente au sein du cadre de sécurité nationale. Le gouvernement collabore avec des partenaires régionaux pour mettre en place une équipe nationale de réponse aux urgences informatiques (CERT) afin de protéger les infrastructures critiques et les données gouvernementales.
Les dépenses de défense sont intégrées au budget de la police et de la marine. Le pays dépend fortement du financement militaire étranger (FMF) et de l'aide pour l'acquisition d'équipements lourds. L'Australie demeure le principal fournisseur de matériel et d'infrastructures maritimes, tandis que la Nouvelle-Zélande se concentre sur la formation au commandement et la planification de la réponse aux catastrophes. En 2025, les discussions sur la coopération en matière de sécurité ont également porté sur l'amélioration des installations portuaires d'Apia afin d'accueillir des patrouilleurs régionaux de plus grande taille et de soutenir les opérations internationales de secours en cas de catastrophe.
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Dépenses militaires : SIPRI Milex.