Missile Ghauri
Informations clés
| Catégorie | Missiles Balistique |
| Sous-type | Missile balistique de moyenne portée |
| Pays d'origine | 🇵🇰 Pakistan |
| Fabricant | Kahuta Research Laboratories |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 2003 |
| Nombre construit | 30 unités |
Spécifications techniques
| Ogive | Thermonuclear |
| Diamètre | 1 350 mm (53,1 in) |
| Longueur | 15 850 mm (624,0 in) |
| Altitude de vol | 350 000 m (1 148 294 ft) |
| Poids | 20 000 kg (44 092 lb) |
| Portée | 1 500 km (932 mi) |
| Vitesse max. | 6 509 km/h (Mach 6,5) |
Operators
Description
Le Hatf-V Ghauri est un missile balistique sol-sol de portée intermédiaire développé dans le cadre d'un programme lancé en 1987. Sa conception s'est déroulée entre 1994 et 2001, s'appuyant sur les technologies du Nodong-1 nord-coréen et du Scud soviétique. Le système a été conçu pour servir de vecteur d'armes nucléaires.
Le missile est propulsé par un moteur-fusée à un seul étage utilisant des ergols liquides. Le système de propulsion emploie un mélange de carburant composé d'essence et de kérosène, associé à un comburant à base d'acide nitrique et de tétroxyde d'azote. Le guidage est assuré par une centrale inertielle dotée de capacités de guidage terminal. Le Ghauri est conçu pour emporter des ogives conventionnelles ou nucléaires, ces dernières affichant une puissance comprise entre 12 et 35 kilotonnes. La cellule intègre une coiffe conique arrondie, une modification de conception rendue nécessaire après l'échec de la configuration initiale lors de la rentrée atmosphérique, causé par les contraintes thermiques et les ondes de choc hypersoniques. En raison de sa propulsion à ergols liquides, le missile nécessite une phase de remplissage de plusieurs heures avant de pouvoir être lancé.
Le système est entré en service au sein de l'Army Strategic Forces Command (commandement des forces stratégiques de l'armée de terre pakistanaise) en 2003. Il est déployé via une semi-remorque à huit roues motrices montée sur un camion Mercedes-Benz Atego, faisant office de tracteur-érecteur-lanceur (TEL). Le missile a fait l'objet de plusieurs vols d'essai, à commencer par un premier test en 1998 au cours duquel la coiffe a connu une défaillance lors de la rentrée. Des essais réussis ont ensuite été menés en 2004, 2010, 2012 et 2015. Le vol d'essai de 2012 a servi à valider le système de soutien au commandement et au contrôle stratégique. Aucune utilisation au combat n'a été recensée à ce jour.