Missile HQ-61
Informations clés
| Catégorie | Missiles Surface-air |
| Sous-type | Missile sol-air à guidage radar |
| Pays d'origine | 🇨🇳 Chine |
| Fabricant | Shanghai Academy of Spaceflight Technology |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 2001 |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive |
| Diamètre | 280 mm (11,0 in) |
| Envergure | 1 000 mm (39,4 in) |
| Longueur | 4 000 mm (157,5 in) |
| Altitude de vol | 10 000 m (32 808 ft) |
| Poids | 320 kg (705 lb) |
| Portée | 10 km (6 mi) |
| Vitesse max. | 3 704 km/h (Mach 3,7) |
Description
Le HQ-61 est le premier modèle de série de la famille de missiles de défense antiaérienne HQ-6. Il s'agit d'un dérivé du missile air-air PL-11, développé à partir de l'Aspide italien, lui-même issu de l'AIM-7 Sparrow américain. Le développement de variantes spécialisées, telles que le missile antiradar YJ-5, a débuté en 1980, les prototypes ayant été achevés en 1984.
Le système utilise un guidage radar semi-actif et est propulsé par un moteur-fusée à propergol solide. La charge militaire est équipée de dispositifs de mise à feu par impact et de proximité. La configuration terrestre se compose de six tracteurs-érecteurs-lanceurs (TEL), d'un radar de recherche et de surveillance, de trois radars de poursuite et de conduite de tir, ainsi que d'un véhicule d'alimentation électrique. Contrairement aux versions ultérieures qui utilisent des lanceurs en conteneurs, le HQ-61 emploie des rails de lancement, à raison de deux rails par lanceur monté sur camion. Le missile atteint une vitesse de Mach 3 et supporte un facteur de charge maximal de 35 G. Une variante d'exportation, le LY-60, intègre un système d'interférence artificielle à microprocesseur afin d'accroître ses capacités antibrouillage. Le radar de recherche du LY-60 peut suivre jusqu'à 40 cibles simultanément, tandis que son radar de poursuite peut en engager trois.
Le HQ-61 a été déployé par la Marine de l'Armée populaire de libération sur les frégates de type 053H2G (classe Jiangwei I). Quatre de ces bâtiments, mis en service entre 1988 et 1991, ont utilisé ce système avant qu'il ne soit remplacé par le HQ-7. Une variante antiradar, le YJ-5, a fait l'objet de tirs d'essai à partir de bombardiers H-5, mais n'est pas entrée en production de série en raison de performances limitées face aux radars à balayage électronique. Le système a été exporté vers plusieurs pays, dont l'Éthiopie, le Maroc et le Soudan. Le Pakistan figure parmi les anciens utilisateurs du système.