Missile Iris-T
Informations clés
| Catégorie | Missiles Air-air |
| Sous-type | Missile air-air à guidage infrarouge |
| Pays d'origine | 🇩🇪 Allemagne |
| Fabricant | Diehl BGT |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 2005 |
| Nombre construit | 5000 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $0,5 millions |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive / Fragmentation |
| Diamètre | 127 mm (5,0 in) |
| Envergure | 350 mm (13,8 in) |
| Longueur | 2 936 mm (115,6 in) |
| Altitude de vol | 50 000 m (164 042 ft) |
| Poids | 87 kg (192 lb) |
| Portée | 25 km (16 mi) |
| Vitesse max. | 3 704 km/h (Mach 3,7) |
Operators
Description
Le programme IRIS-T a été lancé à la fin des années 1990 dans le cadre d'une coopération multinationale visant à remplacer l'AIM-9 Sidewinder. Son développement fait suite à une évaluation du Vympel R-73 soviétique en 1990, qui avait démontré que les missiles à courte portée occidentaux manquaient de manœuvrabilité en comparaison. Le projet a été dirigé par l'Allemagne, avec la participation de la Grèce, de l'Italie, de la Norvège, de la Suède et, plus tard, de l'Espagne. La variante air-air est entrée en service en décembre 2005.
Le missile utilise un autodirecteur à imagerie infrarouge doté d'une matrice à balayage bicolore à l'antimoniure d'indium (InSb). Cet autodirecteur peut recevoir des données de ciblage provenant du radar de bord, des viseurs de casque ou des liaisons de données. Le guidage est assuré par une poussée vectorielle via quatre gouvernes de jet et des empennages arrière, permettant des virages à haute manœuvrabilité et l'engagement de cibles situées derrière l'avion lanceur grâce à sa capacité d'accrochage après tir (LOAL). La charge militaire est de type à fragmentation et à haut pouvoir explosif à double couche, utilisant une fusée de proximité radar active en bande Ku et un déclenchement par impact. La propulsion est assurée par un moteur-fusée à propergol solide.
Les variantes sol-air comprennent l'IRIS-T SLS et SLM, tandis que la variante IDAS est conçue pour des applications sous-marines. Une mise à jour logicielle permet au matériel air-air d'engager des cibles de surface, telles que des vedettes d'attaque rapide ou des véhicules. D'autres variantes sont en cours de développement, notamment l'IRIS-T SLX, doté d'un autodirecteur bimode infrarouge et radiofréquence, ainsi que le Future Combat Air-to-Air Missile (FCAAM).
L'IRIS-T est largement déployé dans plusieurs pays, dont l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Suède et l'Arabie saoudite. Il est intégré sur de nombreux types d'aéronefs, tels que l'Eurofighter Typhoon, le JAS 39 Gripen, le F-16 Fighting Falcon, le F/A-18 Hornet et le Panavia Tornado. Les variantes terrestres sont utilisées au sein de réseaux de défense aérienne nationaux, notamment la version SLS en Suède et la version SLM en Ukraine.
L'Ukraine a employé le système au combat pour intercepter des missiles de croisière et d'autres menaces aériennes. L'Arabie saoudite a utilisé le missile pour engager des drones. Les forces aériennes d'Autriche, du Brésil, d'Afrique du Sud et de Thaïlande maintiennent également des stocks, tandis qu'une intégration future est prévue sur le KF-21 sud-coréen et les Gripen hongrois. La Norvège, qui exploitait auparavant le système, l'a retiré du service en 2022.