Missile IT-1 Drakon
Informations clés
| Catégorie | Missiles Anti-char |
| Sous-type | Missile antichar guidé |
| Pays d'origine | 🇨🇳 Ex-URSS |
| Fabricant | Soviet State Industry |
| Statut | Retired |
| Année de mise en service | 1968 |
| Nombre construit | 220 unités |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive Anti Tank |
| Diamètre | 180 mm (7,1 in) |
| Envergure | 680 mm (26,8 in) |
| Longueur | 1 240 mm (48,8 in) |
| Poids | 54 kg (119 lb) |
| Portée | 3,3 km (2,1 mi) |
| Vitesse max. | 804 km/h (Mach 0,8) |
Description
L'IT-1 était un char lance-missiles soviétique basé sur le châssis du T-62. Produit entre 1968 et 1970, ce véhicule fut développé pour fournir un appui-feu complémentaire aux unités blindées.
L'armement principal consistait en une rampe de lancement escamotable pour le missile 3M7 Drakon, intégrée dans une tourelle surbaissée. Le système utilisait un guidage par télécommande radio de type SACLOS (télécommande semi-automatique sur la ligne de visée). Pour éviter les interférences lors d'opérations groupées, le système de guidage fonctionnait sur plusieurs fréquences et codes. Un traceur situé sur le missile permettait au système de poursuite de transmettre les ordres de guidage aux gouvernes du missile par ondes radio. Le véhicule était équipé de dispositifs de vision nocturne pour les engagements nocturnes. Le 3M7 Drakon était doté d'une charge creuse (HEAT). Un chargeur automatique gérait l'approvisionnement en missiles, lesquels étaient stockés à la fois dans la tourelle et dans un compartiment arrière externe. Une mitrailleuse coaxiale servait d'armement secondaire.
L'Union soviétique fut le seul opérateur de l'IT-1, déployant le système au sein de bataillons dans les districts militaires de Biélorussie et des Carpates. L'équipage était composé de personnels issus des troupes blindées et de l'artillerie. Au cours de sa période de service, l'IT-1 a révélé plusieurs limites opérationnelles, notamment une zone morte importante à courte portée où le missile ne pouvait être guidé. L'électronique de guidage se distinguait par sa masse élevée et sa maintenance complexe. Ces facteurs, conjugués à un emport de munitions limité, entraînèrent le retrait du service du système au début des années 1970. Après leur déclassement, les châssis furent convertis en véhicules de dépannage. Une variante propulsée par turbine fut également développée.