Missile MIM-72 Chaparral
Informations clés
| Catégorie | Missiles Surface-air |
| Sous-type | Missile sol-air infrarouge |
| Pays d'origine | 🇺🇸 États-Unis |
| Fabricant | Loral Aerospace |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 1969 |
| Nombre construit | 800 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $0,1 millions |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive |
| Diamètre | 127 mm (5,0 in) |
| Envergure | 640 mm (25,2 in) |
| Longueur | 2 910 mm (114,6 in) |
| Altitude de vol | 3 050 m (10 007 ft) |
| Poids | 84 kg (185 lb) |
| Portée | 6,0 km (3,7 mi) |
| Vitesse max. | 1 852 km/h (Mach 1,9) |
Description
Le développement du système Chaparral a débuté en 1965 en tant que solution intérimaire suite à l'annulation du programme MIM-46 Mauler. Ce dernier ayant rencontré des difficultés techniques liées à ses systèmes de conduite de tir et de guidage, les autorités requirent l'adaptation sol-air du missile AIM-9D Sidewinder de l'US Navy. Le missile MIM-72 qui en résulta entra en service au sein de l'US Army en 1969.
Le système M48 Chaparral se compose d'un véhicule chenillé automoteur M730, dérivé du châssis du M113, équipé d'un poste de tir M54. Le lanceur dispose d'un débattement en azimut de 360 degrés et transporte quatre missiles sur des rails externes, tandis que des munitions supplémentaires sont stockées à l'intérieur du véhicule. Les premières variantes utilisaient le missile MIM-72A, doté d'un autodirecteur infrarouge passif limité aux engagements en poursuite (secteur arrière) et d'une charge militaire à barres continues. Des évolutions techniques ont mené au MIM-72C, qui introduisait un autodirecteur tous secteurs, une fusée radar Doppler directionnelle et une charge à souffle et à fragmentation. Les améliorations ultérieures comprenaient le propulseur sans fumée M121, destiné à réduire la signature au lancement, ainsi que l'intégration d'un capteur infrarouge à balayage frontal (FLIR) en 1984 pour les opérations nocturnes et tout temps. La dernière mise à jour majeure, le MIM-72G, intégrait un autodirecteur à balayage en rosette pour une résistance accrue aux contre-mesures infrarouges.
Le système fut largement déployé par l'US Army et la Garde nationale jusqu'à son retrait à la fin des années 1990. Il reste en service auprès de plusieurs opérateurs internationaux, notamment l'Égypte, le Maroc et la Tunisie. Taïwan utilise la version terrestre ainsi qu'une variante navale, le RIM-72C Sea Chaparral, installée sur plusieurs classes de frégates et de navires de soutien. Parmi les anciens opérateurs figurent le Chili, l'Équateur, Israël et le Portugal. Le système a connu l'épreuve du feu avec les forces de défense israéliennes, qui ont enregistré la destruction d'un MiG-17 syrien au-dessus du plateau du Golan en 1974. Israël a également déployé le système lors de la guerre du Liban en 1982. Les États-Unis ont, pour leur part, engagé le Chaparral durant l'opération Tempête du désert. Des variantes d'entraînement, désignées M30 et M33, ont été produites sous forme de munitions inertes pour les exercices de chargement et de poursuite.