Missile NSM
Description
Le Naval Strike Missile (NSM) a été conçu en Norvège pour succéder au missile Penguin. Le contrat initial de production en série a été signé en juin 2007, et les étapes clés du développement se sont achevées en juin 2011 après une campagne d'essais à Point Mugu. Une seconde phase de développement a débuté en avril 2011. Le système a effectué son premier tir en octobre 2012 depuis un patrouilleur de classe Skjold, tandis que le premier essai de charge militaire réelle contre une frégate désarmée a eu lieu en juin 2013.
Le système est un missile de croisière antinavire et d'attaque terrestre conçu pour les environnements littoraux et de haute mer. Sa propulsion est assurée par un accélérateur à propergol solide pour le lancement, largué après combustion, et par un turboréacteur de croisière pour le transit à vitesse subsonique élevée. Le missile utilise un profil de vol de type « bank-to-turn » (virage par inclinaison) et est capable d'effectuer des vols rasants au-dessus de l'eau ou de naviguer en contournant les reliefs terrestres. La phase terminale du vol inclut des manœuvres aléatoires destinées à contrer les systèmes de défense adverses. Le guidage est assuré par une navigation inertielle assistée par GPS, un altimètre laser, le système TERCOM (suivi de terrain) et un autodirecteur infrarouge à imagerie. Cet autodirecteur utilise une base de données embarquée pour la détection, la reconnaissance et la discrimination des cibles. La charge militaire, composée d'explosifs brisants insensibles, est une unité pénétrante à effet de souffle et à fragmentation contrôlée avec une enveloppe en titane. Elle emploie une fusée programmable polyvalente à détection de vide pour une efficacité accrue contre les cibles durcies. Les options de lancement incluent des conteneurs-lanceurs montés sur le pont des navires ainsi que des lanceurs terrestres mobiles.
Le missile est largement déployé et a été adopté par les marines de l'Australie, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Pologne, du Royaume-Uni et des États-Unis. Au sein des forces américaines, le missile porte la désignation RGM-184A et est intégré aux Littoral Combat Ships ainsi qu'aux destroyers de la classe Arleigh Burke. L'U.S. Marine Corps utilise le système dans le cadre du Navy/Marine Expeditionary Ship Interdiction System (NMESIS), qui emploie des plateformes de lancement mobiles sans équipage. La marine polonaise exploite le missile pour la défense côtière, au sein de batteries composées de véhicules lanceurs, de véhicules de commandement et d'unités radar. Plusieurs autres nations, dont le Canada, le Danemark, la Malaisie, la Roumanie et l'Espagne, ont sélectionné ce système pour leurs besoins futurs. Les essais et évaluations opérationnelles ont inclus de multiples exercices de coulage (SINKEX). Lors de RIMPAC 2014, une frégate norvégienne a engagé avec succès un navire cible. En 2018, les forces américaines ont effectué une frappe terre-mer lors des exercices RIMPAC. La Royal Navy a quant à elle réalisé son premier tir réel en 2025 au cours d'un exercice de l'OTAN.
Informations clés
| Catégorie | Missiles Anti-navire |
| Sous-type | Missile de croisière antinavire ou d'attaque au sol |
| Pays d'origine | 🇳🇴 Norvège |
| Fabricant | Kongsberg Defence & Aerospace |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 2012 |
| Prix unitaire moyen estimé | $2,2 millions |
Spécifications techniques
| Ogive | Titanium-cased penetrating blast and controlled fragmentation |
| Diamètre | 700 mm (27,6 in) |
| Envergure | 1 360 mm (53,5 in) |
| Longueur | 3 960 mm (155,9 in) |
| Poids | 400 kg (882 lb) |
| Portée | 300 km (186 mi) |
| Vitesse max. | 1 148 km/h (Mach 1,2) |