Missile Otomat

Informations clés

CatégorieMissiles Anti-navire
Sous-typeMissile anti-navire
Pays d'origine 🇫🇷 France 🇮🇹 Italie
FabricantOTO-Melara / Matra
StatutIn service
Année de mise en service2007
Nombre construit900 unités

Spécifications techniques

OgiveHigh Explosive
Diamètre460 mm (18,1 in)
Envergure1 190 mm (46,9 in)
Longueur4 820 mm (189,8 in)
Altitude de vol2 m (7 ft)
Poids770 kg (1 698 lb)
Portée 150 km (93 mi)
Vitesse max.1 100 km/h (Mach 1,1)

Operators

🇧🇩 Bangladesh • 🇪🇬 Égypte • 🇮🇶 Irak • 🇮🇹 Italie • 🇰🇪 Kenya • 🇱🇾 Libye • 🇲🇾 Malaisie • 🇳🇬 Nigéria • 🇵🇪 Pérou • 🇸🇦 Arabie Saoudite • 🇹🇲 Turkménistan • 🇺🇸 États-Unis • 🇻🇪 Venezuela

Description

Le programme de développement de ce missile antinavire a débuté en 1967, sous l'impulsion de l'efficacité opérationnelle croissante des systèmes de missiles antinavires. Le projet visait à créer une arme propulsée par turboréacteur capable d'emporter une charge militaire plus lourde sur de plus longues distances que les modèles contemporains à propulsion par fusée. Les essais en vol ont commencé en 1971, et le système est entré en service en 1976.

Le missile est une arme de surface à longue portée utilisant un turboréacteur pour le vol de croisière, l'accélération initiale étant assurée par deux accélérateurs latéraux. Le guidage est assuré par une centrale à inertie et un autodirecteur radar actif pour la phase terminale. Les versions ultérieures ont intégré des liaisons de données à mi-course pour faciliter le ciblage au-delà de l'horizon, permettant des mises à jour de trajectoire depuis des plates-formes navales ou aériennes. Le système TESEO assure ces mises à jour via une liaison directe, tandis que le système ERATO permet des attaques coordonnées multi-navires. L'engagement terminal s'effectue soit par un vol au ras des flots à basse altitude, soit par une manœuvre de « pop-up » suivie d'un piqué terminal pour contourner les systèmes défensifs. La charge explosive semi-perforante est conçue pour pénétrer la coque des navires et détoner à l'intérieur, dirigeant la force de l'explosion vers la structure de la cible.

Les variantes modernes intègrent le GPS pour des trajectoires de vol programmables et des capacités de frappe contre terre. Une variante spécialisée dans la lutte anti-sous-marine, désignée MILAS, est conçue pour transporter et larguer une torpille légère à un point d'impact désigné. Les versions plus récentes disposent également d'ailes repliables pour un stockage plus compact dans les conteneurs de lancement, ainsi que de capteurs améliorés, notamment des autodirecteurs infrarouges et des radars mis à jour.

Le système est largement déployé et constitue l'épine dorsale des capacités antinavires de plusieurs marines. Il est mis en œuvre par l'Italie sur des destroyers et des frégates, et a été exporté vers de nombreux pays, dont l'Égypte, le Pérou, le Venezuela, l'Arabie saoudite, la Malaisie et la Libye. Des versions de défense côtière sont utilisées par l'Égypte et l'Arabie saoudite, avec une électronique et des lanceurs montés sur remorque pour une grande mobilité.

Aucune utilisation au combat du système n'a été enregistrée. Cependant, il a été impliqué dans de multiples campagnes d'essais. Lors d'un exercice en 1987, une frégate vénézuélienne a frappé avec succès un navire-cible à longue distance. Lors d'évaluations menées par l'US Navy, le missile a démontré sa capacité à pénétrer les défenses antiaériennes embarquées grâce à des manœuvres évasives. Le système reste en service actif et continue de faire l'objet de modernisations pour des missions littorales et de frappe contre terre.

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