Missile RIM-116 RAM
Informations clés
| Catégorie | Missiles Surface-air |
| Sous-type | Missile sol-air infrarouge |
| Pays d'origine | 🇺🇸 États-Unis |
| Fabricant | Loral Aerospace |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 1992 |
| Nombre construit | 1600 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $0,9 millions |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive |
| Diamètre | 127 mm (5,0 in) |
| Envergure | 438 mm (17,2 in) |
| Longueur | 2 794 mm (110,0 in) |
| Poids | 72 kg (159 lb) |
| Portée | 9,4 km (5,8 mi) |
| Vitesse max. | 3 430 km/h (Mach 3,4) |
Operators
Description
Le missile RIM-116 Rolling Airframe Missile est issu d'un accord de développement conclu en 1976 entre le Danemark et l'Allemagne de l'Ouest. Après le retrait du Danemark, l'US Navy est devenue le principal partenaire du programme. Le système est devenu opérationnel en novembre 1992.
Ce missile sert d'arme d'autodéfense rapprochée contre les missiles antinavires. Il utilise une cellule tournante en vol pour assister son système de poursuite radiofréquence, lequel s'appuie sur un interféromètre à deux antennes. Cette rotation permet aux antennes de balayer tous les plans d'émission d'énergie et autorise l'utilisation d'une seule paire de plans canards pour les manœuvres de direction. Le guidage s'effectue selon trois modes principaux : autodirecteur passif radiofréquence et infrarouge, infrarouge seul, ou une configuration bi-mode. Le missile est équipé d'une charge militaire à fragmentation et à effet de souffle.
Les évolutions techniques successives ont introduit diverses modifications de l'autodirecteur et de la cellule. Les versions initiales utilisaient un autodirecteur infrarouge pour le guidage terminal, tandis que les variantes ultérieures ont ajouté un mode infrarouge exclusif pour intercepter les cibles n'émettant pas de signaux radar. Les mises à jour récentes incluent un système d'actionneurs de commande indépendants sur quatre axes, un moteur-fusée plus puissant et une cinématique améliorée pour contrer les menaces manœuvrantes. Une modification logicielle permet également l'engagement d'hélicoptères, d'avions et de cibles de surface. La variante SeaRAM combine le lanceur de missiles avec un radar autonome et des capteurs optroniques, permettant un fonctionnement indépendant sans données provenant des capteurs externes du navire.
Le RIM-116 est largement déployé et constitue un élément de la défense navale des États-Unis, de l'Allemagne, du Japon, de la Grèce, de la Turquie, de la Corée du Sud, de l'Arabie saoudite, de l'Égypte, du Mexique, du Qatar et des Émirats arabes unis. Il est installé sur diverses classes de bâtiments, notamment des porte-avions, des destroyers, des frégates, des corvettes et des navires d'assaut amphibie. Des projets d'acquisition futurs ont été annoncés par les Pays-Bas, le Canada et l'Australie. En service, le système est généralement intégré aux suites de combat et d'autodéfense embarquées existantes.