Missile Sea Eagle
Informations clés
| Catégorie | Missiles Anti-navire |
| Sous-type | Missile antinavire |
| Pays d'origine | 🇬🇧 Royaume-Uni |
| Fabricant | British Aerospace |
| Statut | In service |
| Année de mise en service | 1985 |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive |
| Diamètre | 400 mm (15,7 in) |
| Envergure | 1 200 mm (47,2 in) |
| Longueur | 4 140 mm (163,0 in) |
| Poids | 600 kg (1 323 lb) |
| Portée | 110 km (68 mi) |
| Vitesse max. | 1 050 km/h (Mach 1,1) |
Operators
Description
Le développement du Sea Eagle a fait suite à des études menées entre 1973 et 1975 visant à remplacer les systèmes de missiles à guidage TV. Ces études ont défini les besoins pour une arme de remplacement équipée d'un turboréacteur et d'un autodirecteur radar actif. Les travaux de conception ont débuté en 1976, et le développement à grande échelle a été lancé en 1979. La production a commencé en 1982, le missile entrant en service en 1985.
Le Sea Eagle est un missile antinavire de masse moyenne volant au ras des flots. Il est conçu pour couler ou neutraliser des bâtiments allant jusqu'à la taille d'un porte-avions, tout en opérant dans des environnements saturés de brouillage et de leurres. Sa propulsion est assurée par un turboréacteur alimenté au kérosène, maintenant des vitesses subsoniques durant le vol. Une fois lancé, le missile est autonome et utilise un ordinateur de bord pour gérer le vol et la recherche de cibles. Le guidage repose sur une centrale à inertie et un autodirecteur radar actif en bande J pour la phase terminale. Un radioaltimètre en bande C permet un vol à très basse altitude afin de retarder la détection par les navires cibles. Le système informatique permet des profils de vol programmables, incluant des trajectoires en « dog-leg » pour permettre à une salve de missiles d'arriver de différentes directions. Le missile emporte une charge militaire semi-perforante logée dans une enveloppe en alliage métallique. Sa conception mise sur le rapport charge/poids de la tête militaire ainsi que sur le carburant résiduel du turboréacteur pour infliger des dommages. Les variantes proposées comprenaient une version d'attaque au sol équipée d'un autodirecteur à imagerie infrarouge ou radar à ondes millimétriques.
Le missile a été mis en œuvre par le Royaume-Uni, l'Arabie saoudite et l'Inde. Il est d'abord entré en service au sein de la Royal Air Force sur Blackburn Buccaneer, puis sur les Sea Harrier de la Royal Navy et les Tornado GR1B. La Royal Saudi Air Force a équipé sa flotte de Tornado avec ce système. La marine et l'armée de l'air indiennes ont déployé le missile sur Sea Harrier, Jaguar IM et Ilyushin Il-38, ainsi que sur des hélicoptères Sea King Mk.42B. Les versions pour hélicoptères et patrouille maritime utilisent deux accélérateurs à poudre pour le lancement. Une variante lancée depuis la surface a été testée mais n'a pas été adoptée. Le Royaume-Uni a retiré le Sea Eagle du service en 2000.