Missile Sprint
Informations clés
| Catégorie | Missiles Balistique |
| Sous-type | Missile anti-balistique |
| Pays d'origine | 🇺🇸 États-Unis |
| Fabricant | Lockheed Martin |
| Statut | Retired |
| Année de mise en service | 1975 |
Spécifications techniques
| Ogive | Nuclear |
| Diamètre | 1 350 mm (53,1 in) |
| Longueur | 8 200 mm (322,8 in) |
| Altitude de vol | 30 000 m (98 425 ft) |
| Poids | 3 500 kg (7 716 lb) |
| Portée | 40 km (25 mi) |
| Vitesse max. | 12 300 km/h (Mach 12,3) |
Operators
Description
Le système est issu de recherches sur l'interception de missiles balistiques lors de leur rentrée atmosphérique. Les premières conceptions de missiles antibalistiques étaient vulnérables aux leurres radar et aux explosions nucléaires à haute altitude qui masquaient les données des capteurs. En retardant l'interception jusqu'à ce que les véhicules de rentrée descendent dans la basse atmosphère, la traînée atmosphérique permettait de séparer les leurres des têtes militaires réelles. Ce profil opérationnel nécessitait un intercepteur à forte accélération capable d'engager des cibles en quelques secondes. Le développement est passé par les programmes Nike-X et Sentinel avant d'être intégré au programme Safeguard.
Le missile est un intercepteur biétage à propergol solide conçu pour un déploiement en silo. Le lancement est initié par un piston à commande explosive qui éjecte la cellule à travers un opercule en fibre de verre. Le moteur du premier étage utilise un propergol double base contenant des agrafes de zirconium pour obtenir une poussée élevée. Le missile subit une accélération de 100 g, atteignant une vitesse de Mach 10 en cinq secondes. En vol, la cellule atteint des vitesses générant des températures de paroi allant jusqu'à 3 400 °C (6 200 °F), nécessitant un bouclier ablatif pour la protection thermique. La gaine de plasma résultante impose l'utilisation de signaux radio de haute puissance pour le système de téléguidage au sol, lequel utilise un radar à balayage électronique pour suivre les cibles et transmettre les ordres de pilotage via un cône de nez orientable.
Le système est armé d'une tête thermonucléaire à rayonnement renforcé W66 d'une puissance de quelques kilotonnes. Cette ogive est conçue pour neutraliser les véhicules de rentrée adverses, principalement par flux neutronique. Une version secondaire du missile a été étudiée, dotée de systèmes de guidage améliorés et d'une résistance accrue aux effets nucléaires pour la protection des champs de missiles durcis.
L'armée de terre des États-Unis fut l'unique opérateur du système. Il a atteint son statut opérationnel en 1975 dans le cadre du programme Safeguard, avec pour mission spécifique la défense des silos de missiles balistiques intercontinentaux Minuteman. Le système a été désactivé en 1976 après une brève période de service. Ce retrait a été motivé par des coûts d'exploitation élevés et l'introduction de la technologie MIRV, qui a compromis l'efficacité technique et économique du système. Aucun cas d'utilisation au combat n'a été recensé.