Missile SS.11
Informations clés
| Catégorie | Missiles Anti-char |
| Sous-type | Missile antichar filoguidé |
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Fabricant | Aérospatiale |
| Statut | Retired |
| Année de mise en service | 1956 |
| Nombre construit | 180000 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $0,0 millions |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive Anti Tank |
| Diamètre | 164 mm (6,5 in) |
| Envergure | 500 mm (19,7 in) |
| Longueur | 1 200 mm (47,2 in) |
| Pénétration | 600 mm of steel |
| Poids | 45 198 kg (99 644 lb) |
| Portée | 3,0 km (1,9 mi) |
| Vitesse max. | 684 km/h (Mach 0,7) |
Operators
Description
Le développement du système a débuté en 1953 en tant que dérivé lourd du SS.10. Il a été conçu pour être mis en œuvre à partir de véhicules, de bâtiments de surface et de voilures tournantes. Le missile est entré en service en 1956. Une version révisée, introduite en 1962, intégrait des composants à semi-conducteurs afin d'améliorer le temps de réponse et la maniabilité.
Le missile est une arme antichar filoguidée utilisant un système de guidage manuel sur la ligne de visée (MCLOS). L'opérateur ajuste la trajectoire au moyen d'un manche à balai, en suivant la position du missile grâce à des traceurs montés à l'arrière. En 1967, une variante dotée d'un guidage semi-automatique sur la ligne de visée (SACLOS) a été introduite. Ce système utilisait un capteur infrarouge pour suivre le missile et transmettre automatiquement les corrections de trajectoire. La propulsion se compose d'un accélérateur à propergol solide et d'un moteur de croisière. Le pilotage est assuré par poussée vectorielle, à l'aide de déflecteurs placés dans le flux d'échappement pour diriger le missile. Un gyroscope interne maintient l'orientation pendant son vol en rotation. Les options de charges militaires disponibles comprennent des variantes à charge creuse antiblindage, à souffle et fragmentation, antipersonnel et antinavire.
Le système a été largement exporté et utilisé par plusieurs nations, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël et la Libye. Au sein de l'armée américaine, le missile a reçu la désignation AGM-22. Le missile a été utilisé pour la première fois au combat en 1956 pendant la guerre d'Algérie, où il a été déployé à partir d'avions de transport à voilure fixe, puis d'hélicoptères, contre des positions fortifiées. Pendant la guerre du Vietnam, l'U.S. Army a mis en œuvre le missile depuis des hélicoptères, l'employant contre des blindés et des bunkers lors de l'offensive de Pâques en 1972. Les forces israéliennes ont utilisé le missile pendant la guerre des Six Jours en 1967, notamment lors de la bataille d'Abou-Ageila. Lors de la guerre des Malouines en 1982, des hélicoptères britanniques ont tiré le missile contre des positions près de Port Stanley. Les applications navales comprenaient le déploiement sur des vedettes rapides. Il a également été employé pour des missions de défense côtière afin de couvrir des chenaux étroits et de contrer les engins de débarquement.