Missile Swingfire
Informations clés
| Catégorie | Missiles Anti-char |
| Sous-type | Missile anti-char filoguidé |
| Pays d'origine | 🇬🇧 Royaume-Uni |
| Fabricant | British Aerospace |
| Statut | Retired |
| Année de mise en service | 1969 |
| Nombre construit | 46650 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $0,0 millions |
Spécifications techniques
| Ogive | High Explosive Anti Tank |
| Diamètre | 170 mm (6,7 in) |
| Envergure | 373 mm (14,7 in) |
| Longueur | 1 070 mm (42,1 in) |
| Pénétration | 800 mm of steel |
| Poids | 27 kg (60 lb) |
| Portée | 4,0 km (2,5 mi) |
| Vitesse max. | 666 km/h (Mach 0,7) |
Description
Le développement a débuté dans les années 1960 suite à l'annulation du programme Orange William. Le système visait à pallier les lacunes des premiers missiles antichars, notamment l'obligation pour les lanceurs d'être positionnés en ligne de visée directe. Il est entré en service opérationnel en 1969.
Le missile utilise un système de filoguidage et un propulseur à propergol solide. Le pilotage est assuré par une poussée vectorielle, permettant au projectile d'effectuer des virages allant jusqu'à quatre-vingt-dix degrés immédiatement après le lancement. Cela permet au véhicule de tir de rester à l'abri tandis que l'opérateur utilise un dispositif de visée portable depuis une position déportée. Le système emploie une charge creuse (HEAT) déclenchée par un mécanisme à l'impact. Les premières versions utilisaient un guidage manuel (MCLOS - Manual Command to Line of Sight). Celui-ci a ensuite été modernisé pour passer au guidage semi-automatique (SACLOS - Semi-Automatic Command to Line of Sight) dans le cadre du programme SWIG (Swingfire With Improved Guidance). Le SWIG intégrait un localisateur infrarouge pour suivre la traînée du moteur-fusée et transmettre automatiquement des corrections de trajectoire au missile. L'imagerie thermique et des lunettes de repérage infrarouge ont été intégrées par la suite pour améliorer les capacités d'engagement par faible visibilité.
Le système a été largement déployé par l'armée britannique sur plusieurs plateformes, notamment le FV438, le FV102 Striker et l'automitrailleuse Ferret Mk 5. Les variantes spécialisées comprenaient le Beeswing, destiné à un montage sur véhicule palettisé, et le Golfswing, conçu pour de petits chariots. Une version héliportée, le Hawkswing, a été testée mais n'a pas été adoptée pour le service. Le missile a été exporté vers plusieurs pays, dont l'Égypte, où il a été produit sous licence, ainsi qu'au Kenya, au Nigeria, au Qatar, en Arabie saoudite et au Soudan. Parmi les anciens utilisateurs figurent la Belgique, l'Iran et le Portugal. Le missile a été utilisé au combat pendant la guerre du Golfe. Au sein de l'armée britannique, le système est resté en service sur le FV102 Striker jusqu'en 2005, date à laquelle il a été retiré au profit de systèmes portables. Lors de sa mise hors service en mars 2002, 20 charges militaires ont été perdues dans le canal de Bristol et n'ont jamais été retrouvées.