🇫🇷 Nuclear Arsenal of de la France

Evolution of de la France Nuclear Arsenal

Aperçu en 2026

In 2026, de la France has a total of 290 nuclear warheads, dont 280 déployées. 201 essais ont été effectués entre 1964 et 1996.

La force de dissuasion française demeure resserrée mais crédible, maintenue au niveau de la « stricte suffisance ». Cette doctrine assure la permanence à la mer d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) en patrouille, tandis qu'une composante aéroportée offre une option de frappe « pré-stratégique » calibrée. Face à un environnement sécuritaire dégradé et aux doutes sur les garanties américaines, Paris investit massivement — 413 milliards d'euros au titre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 — pour moderniser l'ensemble de ses vecteurs nucléaires et se positionner afin d'étendre, si la politique l'exige, sa dissuasion à ses partenaires européens.

La France dispose d'environ 290 têtes nucléaires opérationnelles, un chiffre stable depuis 2020, réparties entre 48 missiles mer-sol balistiques stratégiques (MSBS) et une cinquantaine de missiles de croisière aéroportés. Aucune n'est stockée pour une composante terrestre, celle-ci ayant été démantelée dans les années 1990.

Le niveau de disponibilité reste élevé : les quatre SNLE de la classe Le Triomphant alternent entre patrouille, entretien et entraînement pour garantir la permanence à la mer. La durée moyenne d'une patrouille est d'environ 70 jours, et la Marine nationale a franchi le cap des 500 patrouilles de dissuasion en 2018.

La modernisation est en cours sur tous les segments :

  • Le MSBS M51.3, testé en vol en novembre 2023, améliore la portée et la précision ; les travaux sur le successeur M51.4 et sur une version à vie prolongée de la Tête nucléaire océanique (TNO) ont débuté.
  • Les missiles aéroportés ASMP-A bénéficient d'une rénovation à mi-vie (ASMP-A-R) avant d'être remplacés par le missile de croisière hypersonique ASN4G à partir de 2035, couplé à une nouvelle tête TNA-4G.
  • Le programme SNLE 3G (50 milliards d'euros) livrera quatre sous-marins de troisième génération dès le début des années 2030, conçus pour une signature acoustique réduite et une exploitation prévue au-delà de 2080.

Structure des forces et vecteurs principaux

Composante océanique

  • 4 × SNLE de classe Le Triomphant (Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant, Le Terrible) emportant chacun 16 missiles M51.2/3 (4 à 6 têtes TNO de 100 à 150 kt).

Composante aéroportée

  • Armée de l'Air et de l'Espace : deux escadrons de chasseurs Rafale B/F4 équipés d'ASMP-A-R ; deux escadrons de Rafale F5 et l'ASN4G prévus pour 2035.
  • Marine nationale : 12 Rafale M embarqués partagent la même panoplie de missiles, conférant au Charles-de-Gaulle (et à son successeur en 2038, le PA-NG) un rôle de frappe nucléaire.

Composante terrestre

  • Néante depuis le retrait des missiles IRBM du plateau d'Albion et des missiles SRBM Hadès ; la France repose exclusivement sur une dyade air-mer.

Perspectives

  • Domination sous-marine : la fabrication de la coque du premier SNLE 3G débute cette décennie ; la mise en service opérationnelle (MSO) est attendue pour 2032-2033, assurant la permanence à la mer jusqu'à la fin du siècle.
  • Transition hypersonique : l'ASN4G doublera la distance de sécurité (> 1 000 km) et réduira les délais d'alerte, complexifiant les défenses adverses. Les essais en vol hypersonique débuteront vers 2028.
  • Contraintes budgétaires : le renouvellement nucléaire absorbe environ 5,6 milliards d'euros par an et pèse sur les acquisitions conventionnelles ; des retards pourraient s'accumuler si les objectifs de croissance (3 à 3,5 % du PIB) ne sont pas atteints.
  • Message stratégique : le président Macron a ouvert la voie à un « dialogue stratégique » sur l'extension du parapluie français aux partenaires de l'UE, signalant une volonté d'engagement tout en soulignant la taille limitée de l'arsenal. Toute garantie formelle nécessiterait de nouvelles têtes ou une intégration plus poussée, ce qui est peu probable avant la fin des années 2030.
  • Vents contraires sur le contrôle des armements : en l'absence de pourparlers multilatéraux à l'horizon et face au renforcement des forces russes, chinoises et américaines, Paris ne voit guère d'intérêt à de nouvelles réductions ; l'objectif sera de maintenir la stabilité des effectifs tout en affinant la survivabilité et la capacité de pénétration.

Sources

Arsenal 2026 par statut des ogives

Essais nucléaires par année

Annuaire SIPRI, Fédération des Scientifiques Américains, Wikipédia et autres sources ouvertes.