Classe Amur
Informations clés
| Pays d'origine | 🇷🇺 Russie |
| Catégorie | Sous-marin |
| Sous-type | Sous-marin d'attaque |
| Fabricant | Rubin Design Bureau |
| Année de mise en service | 2030 |
| Coût unitaire approximatif | $450 millions |
Operators
Spécifications techniques
| Déplacement | 950 tonnes |
| Déplacement en immersion | 1300 tonnes |
| Portée | 4000 km |
| Autonomie | 45 |
| Équipage | 18 membres |
| Largeur | 5,65 m (18,5 ft) |
| Longueur | 58,8 m (192,9 ft) |
| Profondeur max. | 300 m (984,3 ft) |
| Propulsion | Totally new main electric engine using permanent magnets |
| Armement |
|
| Vitesse maximale | 10 nœuds |
| Vitesse max. en immersion | 21 nœuds |
Description
La classe Amur est un projet de sous-marin russe développé par le bureau d'études Rubin et les chantiers navals de l'Amirauté à Saint-Pétersbourg. Variante d'exportation de la classe Lada, elle représente la quatrième génération de la famille des sous-marins de classe Kilo. Conçue sous la direction de Youri Kormilitsyne, cette classe est destinée à succéder aux classes Kilo et Lada sur les marchés internationaux.
La conception repose sur une configuration monocoque afin de minimiser le déplacement, visant ainsi à réduire la signature acoustique et à améliorer les performances propulsives. La discrétion acoustique est au cœur de ce projet ; la conception intègre des systèmes de guerre électronique et présente des signatures sonar inférieures à celles des précédents bâtiments de la classe Kilo. Ces sous-marins sont conçus pour opérer aussi bien en eaux profondes qu'en eaux peu profondes, par tous les temps, à l'exception des zones couvertes par des glaces compactes.
Les options de propulsion incluent l'intégration de piles à combustible pour la propulsion anaérobie (AIP), pouvant être installées sous forme de tronçon de coque supplémentaire lors de la construction ou lors d'une refonte. Ce système est conçu pour accroître l'autonomie et le rayon d'action en plongée. Le programme prévoit également le développement d'un moteur électrique à aimants permanents destiné à offrir un meilleur rendement de conversion énergétique à basse vitesse. Parmi les modèles spécifiques de la classe figurent l'Amur-950, équipé d'un système de lancement vertical (VLS) pour le tir en salve contre des cibles multiples, et l'Amur-1650, plus imposant et configuré pour des missions de plus longue durée. Un autre concept, l'Amur e600, envisage un navire sans massif utilisant une propulsion tout-électrique et une technologie de batteries au lithium.
À ce jour, aucun bâtiment de la classe Amur n'a été achevé. Le projet a été proposé à plusieurs marines étrangères, bien qu'il ne soit pas encore entré en service actif. La Russie a proposé l'Amur-1650 à l'Inde dans le cadre de son appel d'offres de 2021 pour l'acquisition de sous-marins, incluant une proposition de développement conjoint en 2023. L'Inde avait déjà évalué ce modèle mais avait choisi la classe Scorpène en 2005 ; des rapports plus récents suggèrent que l'Inde pourrait opter pour des bâtiments supplémentaires de la classe Kalvari, compte tenu de la date de disponibilité prévue de l'Amur, fixée à 2030. D'autres efforts de commercialisation ont inclus une offre au Maroc en 2013 et des négociations avec l'Argentine en 2021 concernant une production sous licence par le chantier naval Tandanor.