Classe Esmeraldas
Informations clés
| Pays d'origine | 🇮🇹 Italie |
| Catégorie | Corvette |
| Sous-type | Corvette |
| Fabricant | Cantieri Navali Riuniti |
| Année de mise en service | 1982 |
| Unités |
CM-11 BAE Esmeraldas CM-12 BAE Manabí CM-13 BAE Los Rios CM-14 BAE El Oro CM-15 BAE Galápagos CM-16 BAE Loja |
Operators
Description
Le développement de cette classe de corvettes pour la marine équatorienne a débuté par une commande passée à la fin des années 1970. Ces bâtiments ont été conçus comme une évolution des corvettes lance-missiles précédemment produites pour la flotte libyenne, bénéficiant de systèmes de propulsion modernisés et de configurations d'armement révisées. Basé sur un modèle d'exportation standard utilisé par plusieurs marines étrangères, le programme a abouti à la construction de six unités, dont l'entrée en service actif a commencé au début des années 1980.
Ces plates-formes sont configurées pour l'engagement maritime polyvalent, utilisant une propulsion diesel à quatre lignes d'arbres pour atteindre des vitesses de transit élevées. La capacité offensive principale repose sur des lanceurs de missiles antinavires positionnés au milieu du bâtiment, complétés par un système de missiles surface-air situé à l'arrière de la superstructure. L'appui-feu naval et l'autodéfense sont assurés par une tourelle principale sur la plage avant et un affût antiaérien bitube secondaire. Pour la lutte sous-marine, les bâtiments sont équipés de tubes lance-torpilles et d'un sonar de coque. Bien que les navires ne disposent pas de hangar permanent, la présence d'une plate-forme permet la mise en œuvre d'hélicoptères utilitaires légers. La veille et le ciblage sont gérés par une suite de radars de veille air et surface, ainsi que par des systèmes de conduite de tir dédiés.
Depuis le début des années 1980, la flotte est restée en service continu au sein de la marine équatorienne, remplissant notamment des missions d'instruction maritime. L'historique opérationnel de la classe comprend un incendie majeur ayant endommagé l'un des bâtiments en 1985, nécessitant une période de réparations de deux ans. Des impératifs de gestion des ressources ont conduit au retrait des systèmes de torpilles de deux unités au début des années 1990 afin d'équiper des frégates récemment acquises. Bien que les modernisations à mi-vie prévues aient été initialement reportées pour des raisons budgétaires, plusieurs unités ont fait l'objet de refontes de prolongation de vie entre 2017 et 2018. Ces modernisations ont permis d'intégrer un système de gestion de combat développé localement afin de maintenir la viabilité opérationnelle des coques.
Spécifications techniques
| Déplacement | 685 tonnes |
| Portée | 4400 km à 1200 nœuds |
| Équipage | 51 membres |
| Largeur | 9,3 m (30,5 ft) |
| Longueur | 62,3 m (204,4 ft) |
| Parc aérien |
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| Propulsion | 4 shaft MTU diesel engines, 24,400 hp (18,200 kW) |
| Armement | |
| Vitesse maximale | 37 nœuds |