Classe Mogami (30FFM)
Informations clés
| Pays d'origine | 🇯🇵 Japon |
| Catégorie | Frégate |
| Sous-type | Frégate furtive |
| Fabricant | Mitsubishi Heavy Industries |
| Année de mise en service | 2022 |
| Coût unitaire approximatif | $450 millions |
| Unités | JS Mogami, JS Kumano, JS Noshiro, JS Mikuma |
Description
Le développement de cette classe de frégates furtives multimissions a débuté en 2015, lorsque le budget de la défense japonais a alloué des fonds pour la conception d'une coque compacte dotée de capacités polyvalentes. Le bâtiment a été conçu pour remplacer des flottes vieillissantes de destroyers et d'escorteurs, plus précisément les classes Asagiri et Abukuma. Bien que le plan d'acquisition initial prévoyait une série de 22 unités, le programme a été restructuré en 2023. La stratégie révisée limite la conception initiale à 12 coques, les unités suivantes devant passer à une configuration modernisée connue sous le nom de « New FFM ». La construction a commencé en 2019 et les premiers bâtiments sont entrés en service actif en 2022.
La plateforme est conçue en mettant l'accent sur la furtivité, l'automatisation et la polyvalence opérationnelle. La conception de sa coque intègre les recherches issues de démonstrateurs technologiques de furtivité afin de réduire sa surface équivalente radar (SER). Elle représente la première application d'un système de propulsion combiné diesel et gaz (CODAG) au sein de cette marine. L'une de ses caractéristiques majeures est son haut degré d'automatisation, qui permet une réduction significative de l'équipage par rapport aux classes précédentes de taille similaire. Le bâtiment utilise un central opérationnel intégré de pointe, doté d'un écran circulaire à 360 degrés et de la technologie de réalité augmentée pour centraliser la navigation, le pilotage et la gestion du navire. L'armement se compose d'un canon de marine, de missiles antinavires, de systèmes de défense rapprochée et de systèmes de lancement vertical pour la lutte anti-sous-marine. La conception intègre également une rampe arrière pour le déploiement et la récupération de drones sous-marins et de surface, ainsi qu'un hangar pour un hélicoptère de lutte en mer.
Ces frégates sont mises en œuvre par la Force maritime d'autodéfense japonaise afin de moderniser sa flotte de surface et de remplacer des bâtiments de conception ancienne moins performants. Au-delà des opérations nationales, la plateforme a été utilisée dans le cadre d'engagements internationaux, notamment lors d'escales et d'exercices militaires conjoints dans la région Indo-Pacifique, afin de démontrer ses capacités opérationnelles. Ce modèle a été sélectionné à l'exportation pour servir de base à un nouveau programme de frégates polyvalentes pour la Marine royale australienne, impliquant de futurs accords de développement et de production conjoints. D'autres forces navales régionales ont également exprimé leur intérêt pour l'acquisition potentielle de cette plateforme.
Spécifications techniques
| Déplacement | 5500 tonnes |
| Équipage | 90 membres |
| Largeur | 16,3 m (53,5 ft) |
| Longueur | 132,5 m (434,7 ft) |
| Parc aérien |
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| Propulsion | CODAG: 1 × Rolls-Royce MT30 gas turbine, 2 × MAN Diesel V28/33DD STC engine, Total 70,000 HP |
| Armement |
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| Vitesse maximale | 30 nœuds |
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