AML-90 / Eland
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Véhicule blindé léger |
| Sous-type | Véhicule blindé léger |
| Fabricant | Panhard |
| Nombre construit | 4812 unités |
Spécifications techniques
| Équipage | 3 (commander, driver, gunner) personnel |
| Portée | 600 km |
| Masse | 5,5 tonnes |
| Hauteur | 2,07 m (6,8 ft) |
| Largeur | 1,97 m (6,5 ft) |
| Longueur | 5,11 m (16,8 ft) |
| Vitesse max. | 100 km/h (62 mph) |
| Moteur | Panhard 1.99 L Model 4 HD flat 4-cylinder air-cooled petrol |
| Arme 1 | 90 mm D921/GIAT F1 (20 rounds) |
| Arme 2 | 60mm Brandt mortar (53 rounds) |
| Arme 3 | 2 7.62 mm MAS coaxial machine guns (2,400–3,800 rounds) |
| Arme 4 | 12.7mm heavy machine gun |
Opérateurs historiques
Profil du AML-90 / Eland
Description
Le Panhard AML (Auto Mitrailleuse Légère) a été développé par la Société de Constructions Panhard et Levassor suite à un appel d'offres du ministère de la Défense français en 1956 pour une automitrailleuse 4x4 de conception nationale. Le projet, désigné Modèle 245, atteignit le stade de prototype en 1959 et entra en production en 1960. Le véhicule fut mis en service en 1961, initialement destiné à des missions de contre-insurrection durant la guerre d'Algérie. Alors que les menaces conventionnelles émanant des forces aéroportées soviétiques devenaient une priorité pour les stratèges français, la variante de 90 mm fut introduite pour offrir une capacité antichar. L'Afrique du Sud a produit l'Eland, un dérivé sous licence doté d'un moteur à refroidissement liquide et d'une caisse arrière allongée.
Le châssis est constitué de 13 éléments soudés et accueille un équipage composé d'un pilote, d'un chef de char et d'un tireur. La variante AML-90 est équipée d'un canon rayé à basse pression DEFA D921 de 90 mm et d'une mitrailleuse coaxiale de 7,62 mm. Cet armement principal tire des projectiles antichars à charge creuse (HEAT) et explosifs (HE) stabilisés par ailettes, les obus HEAT étant capables de perforer 320 mm de blindage. La variante AML-60 est équipée d'un mortier de 60 mm à chargement par la culasse et de mitrailleuses jumelées. La partie mécanique comprend un moteur essence Panhard à refroidissement par air et une boîte de vitesses disposant de gammes haute et basse distinctes pour l'utilisation sur route et en tout-terrain. La suspension utilise des ressorts hélicoïdaux et les roues sont dotées de chambres à air à l'azote permettant le roulage à plat. La direction est manuelle et nécessite que le véhicule soit en mouvement pour être efficace.
L'AML a été exporté dans plus de cinquante pays et produit en grande série. Les forces françaises ont utilisé le véhicule au sein des régiments de défense opérationnelle du territoire et de la Légion étrangère pour des assauts aéroportés. Lors des opérations au Tchad, l'AML-90 a été utilisé pour engager des chars de combat et des automitrailleuses libyens. Les Forces de défense d'Israël ont mis en œuvre l'AML-90 pendant la guerre des Six Jours et la guerre d'Usure, détruisant des chars T-54 et M48. Durant la guerre civile libanaise, le véhicule a été employé par l'armée nationale et les milices régionales pour le combat urbain. Des unités de l'armée irlandaise ont déployé l'AML-90 au sein de la FINUL, notamment lors des combats d'At Tiri en 1980. L'armée irakienne a utilisé les AML-90 et AML-60 lors de l'invasion de l'Iran et de la guerre du Golfe. L'Argentine a déployé des véhicules pendant la guerre des Malouines pour la défense de Port Stanley, où ils furent finalement capturés par les forces britanniques. Le Portugal a utilisé l'AML-60 lors des conflits coloniaux en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau, les remotorisant souvent avec des moteurs à refroidissement liquide pour le service en zone tropicale.