AMX-32 / AMX-40
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Char de combat |
| Sous-type | Char de combat principal moyen |
| Fabricant | GIAT Industries |
| Nombre construit | None unités |
Spécifications techniques
| Équipage | 4 personnel |
| Portée | 530 km |
| Masse | 40,0 tonnes |
| Hauteur | 2,29 m (7,5 ft) |
| Largeur | 3,24 m (10,6 ft) |
| Longueur | 9,45 m (31,0 ft) |
| Vitesse max. | 65 km/h (40 mph) |
| Moteur | Diesel Engine with 720 hp |
| Arme 1 | 1 Rheinmetall V-120 120mm smoothbore barrel (37 shells) gun |
| Arme 2 | 1 20mm coaxial gun (480 rounds) |
| Arme 3 | 1 7.62mm machine gun (2,160 rounds) |
Opérateurs historiques
Description
L’AMX-32 a été développé par l’AMX et l’APX entre 1975 et 1979 en tant que char de combat principal français destiné au marché de l’exportation. Conçu pour occuper un créneau spécifique pour les nations aux budgets de défense limités, le projet a abouti à la production de six prototypes. Le véhicule n’a pas réussi à s’imposer à l’étranger et n’est jamais entré en production de série. Le premier prototype a été présenté publiquement lors de l’exposition Satory VII en 1979 ; il utilisait initialement un masque de tourelle coulé et un canon rayé de 105 mm. Un second prototype, doté d’une partie avant du châssis modifiée pour améliorer la protection balistique et d’un masque soudé, a été exposé au salon de l’armement Satory VIII en 1981.
La configuration du blindage repose sur une conception espacée avec des caissons creux intégrés au masque, aux flancs de la tourelle et au glacis. Ces sections sont constituées de plaques d’acier à double dureté afin de contrer les projectiles à énergie cinétique. La protection frontale a été testée contre des obus perforants de 57 mm et des projectiles à noyau de tungstène de 75 mm. Le blindage latéral de la tourelle est conçu pour résister aux obus perforants de 23 mm, tandis que le toit de la tourelle a été épaissi pour assurer une protection contre les tirs de canons automatiques d’aéronefs sous des angles d’incidence élevés. Les systèmes défensifs comprennent six lance-pots fumigènes ainsi qu’un dispositif d’injection de diesel vaporisé dans l’échappement pour générer un écran de fumée.
L’armement principal se compose soit d’un canon rayé de 105 mm CN 105 F1, soit d’un canon à âme lisse de 120 mm CN 120-25. L’armement secondaire inclut un canon automatique de 20 mm M693 et une mitrailleuse de 7,62 mm AAN F1. La conduite de tir utilise un entraînement électro-hydraulique pour le pointage en gisement de la tourelle et en site du canon, l’armement principal pouvant être stabilisé via le viseur panoramique du chef de char. Le tireur dispose d’une lunette télescopique équipée d’un télémètre laser intégré et d’une caméra de télévision à bas niveau de lumière (TVBNL) pour l’observation nocturne jusqu’à 1 200 mètres. Afin de réduire les risques de désalignement, le viseur du tireur est solidaire du masque. Le tourelleau TOP 7 du chef de char comprend huit épiscopes et un viseur panoramique gyrostabilisé doté de voies jour et à intensification de lumière.
Le véhicule est propulsé par un moteur diesel turbocompressé Hispano-Suiza HS-110-2-SR avec échangeur d’air. Celui-ci est couplé à une transmission automatique SESM Minerva ENC 200 offrant cinq rapports avant et cinq rapports arrière. La suspension fait appel à des barres de torsion et des amortisseurs. L’AMX-32 n’a connu aucun engagement au combat ni déploiement opérationnel, le projet n’ayant jamais dépassé le stade de prototype.