EBRC Jaguar
Description
L’Engin Blindé de Reconnaissance et de Combat (EBRC) Jaguar a été conçu comme l'un des piliers centraux du programme SCORPION, visant à moderniser les capacités de reconnaissance blindée de la France. Lancé en 2009 par un groupement momentané d'entreprises (GME) composé de KNDS France, Arquus et Thales, le véhicule est destiné à remplacer les AMX-10 RC, ERC 90 Sagaie et VAB HOT vieillissants. Après un cycle de développement de douze ans axé sur la polyvalence opérationnelle et la protection face à la haute intensité, le Jaguar est officiellement entré en service en 2022.
Le Jaguar est une plateforme 6x6 hautement sophistiquée, caractérisée par sa vétronique avancée et son intégration au combat collaboratif. Son armement principal repose sur le système 40 CTAS (Cased Telescoped Armament System), doté d'un canon compact à fort débattement en site permettant d'engager des cibles terrestres ainsi que des menaces aériennes lentes, telles que les drones. Cet arsenal est complété par des missiles Akeron MP pour des capacités antichars au-delà de la vue directe (TAVD) et par un tourelleau téléopéré. Conçu pour une survivabilité accrue, le véhicule bénéficie d'un blindage modulaire, d'une architecture de caisse protégeant contre les effets de souffle et du système d'autoprotection GALIX. Pour la perception de l'environnement, l'équipage de trois hommes dispose de viseurs panoramiques stabilisés, d'un système de localisation acoustique des départs de coups et de détecteurs d'alerte laser. Sa mobilité est assurée par un moteur militarisé silencieux, une suspension indépendante et une garde au sol variable, lui permettant d'opérer efficacement en milieux urbains complexes ou montagneux.
Au sein de l'armée de Terre, le Jaguar est intégré aux régiments de cavalerie légère ; le 1er régiment de chasseurs d'Afrique et le 1er régiment étranger de cavalerie figurent parmi les premières unités dotées de cette plateforme. Son rôle opérationnel est centré sur le recueil de renseignements et le combat au sein de la « bulle SCORPION », où il partage des données en temps réel avec les autres véhicules en réseau via le système d'information du combat SCORPION (SICS). Cette connectivité permet le combat collaboratif, une plateforme pouvant partager instantanément les coordonnées d'une cible avec le reste du groupement tactique. Outre son utilisation nationale, le Jaguar a été sélectionné par les forces armées belges et luxembourgeoises. Pour garantir un déploiement de longue durée, le véhicule intègre des capteurs de suivi d'état pour la maintenance prédictive, assurant ainsi une haute disponibilité opérationnelle sur le terrain.
Informations clés
| Pays d'origine | 🇫🇷 France |
| Catégorie | Véhicule blindé léger |
| Sous-type | Engin blindé de reconnaissance et de combat |
| Fabricant | None |
| Nombre construit | 60 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $6,3 millions |
Spécifications techniques
| Équipage | 3 (driver + gunner + commander) personnel |
| Portée | 800 km |
| Masse | 25,0 tonnes |
| Hauteur | 2,8 m (9,2 ft) |
| Largeur | 2,99 m (9,8 ft) |
| Longueur | 7,8 m (25,6 ft) |
| Vitesse max. | 90 km/h (56 mph) |
| Moteur | Militarized Volvo D11 6-cylinder in-line turbodiesel engine, 500 hp (370 kW) |
| Arme 1 | 40 mm Cased Telescoped Armament System |
| Arme 2 | 4 Akeron MP missiles |
| Arme 3 | T3 Hornet S RCWS with a 7.62 mm machine gun |
| Arme 4 | GALIX self-protection system with 14 80 mm smoke grenades |
Opérateurs historiques
Profil du EBRC Jaguar