K9 Thunder
Informations clés
| Pays d'origine | 🇰🇷 Corée du Sud |
| Catégorie | Artillerie automotrice |
| Sous-type | Obusier automoteur de 155 mm |
| Fabricant | Hanwha Aerospace |
| Nombre construit | 1136 unités |
| Prix unitaire moyen estimé | $3,1 millions |
Spécifications techniques
| Équipage | 3 (2 in emergency) personnel |
| Masse | 48,5 tonnes |
| Vitesse max. | 67 km/h (42 mph) |
| Moteur | 1,000 hp STX Engine SMV1000 diesel engine |
| Arme 1 | CN98 155 mm, 52-calibre artillery gun |
| Arme 2 | Remote controlled weapon station (RCWS) |
Opérateurs historiques
Profil du K9 Thunder
Description
Les forces armées de la République de Corée ont lancé le développement du K9 Thunder à la fin des années 1980 afin de contrer l'artillerie à longue portée de la Corée du Nord. Sous l'égide de l'Agence pour le développement de la défense (ADD) et de Samsung Aerospace Industries, le projet visait à remplacer les systèmes M107 et K55 par une plateforme offrant une portée accrue et une cadence de tir supérieure. La modélisation conceptuelle a été finalisée en 1991, le développement national ayant été privilégié après l'évaluation de systèmes internationaux. Les étapes techniques clés ont inclus les essais de bancs de mobilité en 1992 et l'achèvement des premiers prototypes en 1996. Le développement du système s'est officiellement terminé en octobre 1998, et les premières unités ont été livrées au corps des Marines de la République de Corée en 1999, suite à des tensions frontalières.
Le K9 présente une structure soudée en acier blindé MIL-12560H, offrant une protection contre les éclats d'obus de 152 mm, les munitions perforantes de 14,5 mm et les mines antipersonnel. Un système de purification d'air est intégré pour protéger l'équipage contre les menaces NRBC. L'armement principal se compose d'un canon CN98 de 155 mm de 52 calibres, compatible avec les munitions standards de l'OTAN. Le véhicule est équipé d'un système de conduite de tir automatisé (AFCS) et d'un système de chargement semi-automatique, permettant une cadence de tir en rafale de trois coups en 15 secondes ainsi que la capacité d'effectuer des missions de tirs simultanés (MRSI). Côté mobilité, le K9 utilise un moteur diesel de 1 000 chevaux et une suspension hydropneumatique conçue pour opérer sur divers terrains, notamment en milieux montagneux, désertiques et subarctiques. Sa capacité de « tir et esquive » (shoot-and-scoot) lui permet de faire feu dans les 30 secondes suivant l'arrêt et de se repositionner dans les 30 secondes suivant la fin de mission afin d'échapper aux tirs de contre-batterie.
Produit en grande série, ce système est opérationnel dans plusieurs pays, dont la Finlande, l'Estonie, la Norvège, l'Inde et l'Égypte. La Turquie produit une variante désignée T-155 Firtina, tandis que la Pologne utilise son châssis pour l'AHS Krab et exploite le K9PL. L'Australie, la Roumanie et le Vietnam ont également signé des contrats pour cette plateforme. Le K9 a connu l'épreuve du feu lors du bombardement de Yeonpyeong en 2010, où les unités de Marines sud-coréennes ont employé ces obusiers pour des tirs de contre-batterie contre les positions nord-coréennes. Il a également été déployé par l'armée indienne dans la région du Ladakh en 2021. La flotte fait actuellement l'objet d'une modernisation au standard K9A1, qui introduit un groupe auxiliaire de puissance (GAP) et l'intégration du GPS. Une version ultérieure, le K9A2, est en cours de développement ; elle disposera d'un système de chargement entièrement automatisé permettant de réduire l'effectif de l'équipage.