Forces militaires de la Gambie 🇬🇲
Vue d'ensemble des forces militaires
| 🛩️ Armée de l'air | 1 aéronefs actifs |
| 🪖 Troupes actives | 800 personnel |
Global Military Index
| 🪖 Effectifs (15%) | 41,5 | Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 800 |
| 🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) | 0,0 | Main battle tanks: 0 |
| ⚓ Forces navales (20%) | 0,0 | Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers... |
| ✈️ Puissance aérienne (25%) | 0,0 | Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères... |
| ☢️ Dissuasion nucléaire (10%) | 0,0 | Pas de capacité nucléaire déclarée |
| 💰 Budget de la défense (10%) | 18,3 | $14M dépenses militaires annuelles |
Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.
Statistiques clés
| Population | 2,7 millions (2023) |
| PIB | $2,4 milliards (2023) |
| PIB par habitant | $888 (2023) |
| Budget militaire | $14,4 millions (2024) |
| Part du PIB dans le budget militaire | 0,6% (2024) |
| Part des dépenses publiques | 2,5% (2024) |
| Dépenses militaires par habitant | $5 (2024) |
| Taux d'inflation | 16,97% (2023) |
| Personnel militaire | 4 000 (2020) |
Budget militaire gambien
Population et personnel militaire
PIB et taux d'inflation
Vue stratégique en 2026
Position stratégique
La posture de défense de la Gambie est définie par sa géographie unique d'enclave au sein du Sénégal, avec lequel elle entretient une relation de sécurité complexe. Les principales préoccupations de sécurité portent sur la stabilité interne, la gestion des frontières et la protection des ressources maritimes contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Depuis la transition politique de 2017, le pays s'appuie largement sur la Mission de la CEDEAO en Gambie (MICEGA) pour maintenir l'ordre et assurer un tampon sécuritaire. En juin 2025, la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO a prolongé le mandat de la MICEGA pour une période supplémentaire de 24 mois, désignée comme l'ultime extension afin de permettre l'achèvement des réformes de sécurité intérieure.
La Gambie est membre de l'Union africaine (UA) et de la CEDEAO, et sa doctrine de défense s'aligne de plus en plus sur les cadres de sécurité collective régionaux. La coopération bilatérale en matière de défense est particulièrement marquée avec la Turquie, qui fait figure de partenaire privilégié pour l'instruction militaire et l'équipement. En outre, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine apportent des soutiens variés dans les domaines de l'enseignement militaire supérieur, de la formation à la sécurité maritime et du développement des infrastructures. Les relations avec le Sénégal sont régies par plusieurs protocoles de sécurité, bien que des tensions sporadiques subsistent concernant la délimitation des frontières et le transit des marchandises.
Forces militaires
Les Forces armées gambiennes (FAG) sont organisées en trois branches principales : l'Armée nationale gambienne (ANG), la Marine gambienne et la Garde nationale républicaine (GNR). Le président assume les fonctions de commandant en chef, tandis que le contrôle opérationnel est exercé par le chef d'état-major de la Défense. En 2025, les FAG maintiennent un effectif d'active d'environ 4 000 personnels, complété par une force de réserve de quelque 1 000 hommes et des éléments paramilitaires, dont l'Unité d'intervention de la police.
L'Armée nationale gambienne est la branche la plus importante et fonctionne principalement comme une force d'infanterie légère. Son parc d'équipement se compose de véhicules tactiques légers, de « technicals » et de véhicules de transport de troupes blindés. En janvier 2025, l'armée a intégré 17 blindés de transport de troupes Cobra-1 de fabrication turque à son inventaire pour soutenir les opérations de maintien de la paix et de sécurité intérieure. L'armée ne possède pas de chars de combat principaux ni d'artillerie lourde à tube, privilégiant des tactiques d'unités légères et mobiles.
La Marine gambienne exploite une flotte limitée de patrouilleurs côtiers chargés de faire respecter la législation sur la pêche et le contrôle des frontières maritimes. Ses capacités se concentrent sur de petits intercepteurs rapides et des vedettes de patrouille, souvent donnés ou soutenus par des partenaires internationaux tels que la Turquie, la Chine et les États-Unis. La Marine utilise le Système d'information sur la sûreté et la sécurité maritimes (MSSIS) pour la surveillance côtière régionale.
La Garde nationale républicaine sert de force spécialisée responsable de la protection présidentielle, de la sécurité des infrastructures étatiques stratégiques et des missions anti-émeutes. Bien qu'une « escadrille aérienne » ou « armée de l'air » fasse formellement partie de la structure militaire, elle ne possède aucun avion de combat et ne maintient qu'un inventaire négligeable de petits avions de liaison ou de moyens à voilure tournante pour le transport et l'entraînement.
Tendances stratégiques
L'axe prioritaire de la politique de défense gambienne est la Stratégie de réforme du secteur de la sécurité (RSS) 2023-2027. Ce programme vise à professionnaliser les FAG, à établir un contrôle civil clair et à transférer les principales responsabilités de sécurité intérieure de la MICEGA vers les forces nationales. La mise en œuvre de la RSS implique des révisions législatives de la loi sur les forces armées (Armed Forces Act) et l'élaboration de nouvelles politiques sur le genre et les droits de l'homme au sein de l'institution militaire.
Les efforts de modernisation dépendent largement de l'assistance étrangère. Le partenariat avec la Turquie demeure central, englobant la formation de centaines de militaires gambiens dans les académies militaires turques et la cession périodique de matériel. Les dépenses de défense sont faibles par rapport aux standards régionaux, estimées à environ 0,6 % du PIB, ce qui impose un recours aux financements extérieurs pour les projets d'infrastructure et les acquisitions majeures.
L'armée est confrontée à d'importantes contraintes structurelles, notamment une marge de manœuvre budgétaire limitée pour la maintenance et le bien-être du personnel. Des rapports de 2025 ont souligné des défis liés à la rétention du personnel spécialisé et à la nécessité d'harmoniser les différents « camps » ou factions au sein du corps des officiers, hérités des ères politiques précédentes. La force reste orientée vers le maintien de la paix international, contribuant fréquemment aux missions des Nations Unies et de la CEDEAO afin d'acquérir une expérience opérationnelle et des financements complémentaires.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification