Forces militaires de la Guinée équatoriale 🇬🇶

Vue d'ensemble des forces militaires

🛩️ Armée de l'air 20 aéronefs actifs
🪖 Troupes actives 2 400 personnel

Global Military Index

21,4
Classement mondial: #132
L'Indice Militaire Global mesure la capacité militaire globale de Guinée équatoriale sur une échelle de 0 à 100, basée sur des données vérifiables dans six dimensions.
🪖 Effectifs (15%) 48,3 Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 2400
🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) 13,4 Main battle tanks: 3
⚓ Forces navales (20%) 0,0 Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers...
✈️ Puissance aérienne (25%) 33,1 Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères...
☢️ Dissuasion nucléaire (10%) 0,0 Pas de capacité nucléaire déclarée
💰 Budget de la défense (10%) 31,7 $113M dépenses militaires annuelles

Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.

Géographie

Carte de Guinée équatoriale
Capitale Malabo
Superficie terrestre 28 051 km²
Longueur du littoral 296 km

Drapeau national

Statistiques clés

Population 1,8 millions (2023)
PIB $12,3 milliards (2023)
PIB par habitant $6678 (2023)
Budget militaire $113,1 millions (2024)
Part du PIB dans le budget militaire 1,0% (2024)
Part des dépenses publiques 4,7% (2024)
Dépenses militaires par habitant $61 (2024)
Taux d'inflation 4,79% (2022)
Personnel militaire 1 000 (2020)

Budget militaire équato-guinéen

Population et personnel militaire

PIB et taux d'inflation

Vue stratégique en 2026

Position stratégique

La Guinée équatoriale occupe une position centrale dans le golfe de Guinée, une région caractérisée par d'importantes réserves d'hydrocarbures offshore et des menaces persistantes pour la sûreté maritime, notamment la piraterie et les trafics illicites. Les priorités de la défense nationale s'articulent autour de la protection des infrastructures pétrolières et gazières, qui constituent le socle de l'économie de l'État. La posture militaire est fondamentalement défensive, axée sur le maintien de l'intégrité territoriale et de la souveraineté maritime.

À l'échelle régionale, la Guinée équatoriale est membre de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et participe à l'Organisation maritime de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (OMAOC). Un différend territorial de longue date persiste avec le Gabon concernant la souveraineté des îles Mbanie, Cocotiers et Conga, situées dans une zone maritime potentiellement riche en pétrole. Bien que les deux nations aient sollicité une médiation internationale, ce litige impose une présence constante de la marine et de la gendarmerie dans la zone de la baie de Corisco.

La Guinée équatoriale entretient diverses relations bilatérales de sécurité pour compenser ses capacités nationales limitées. Israël fournit une formation spécialisée et des équipements pour la sécurité présidentielle et les unités d'élite. La Chine est le principal fournisseur de matériel et a exprimé un intérêt stratégique pour le développement d'installations logistiques navales à Bata. La Russie a renforcé sa présence via l'initiative Africa Corps, déployant du personnel pour l'entraînement de la garde d'élite et les opérations de sécurité intérieure.

Forces militaires

Les Forces armées de Guinée équatoriale (Fuerzas Armadas de Guinea Ecuatorial) sont organisées en armée de terre, marine nationale, armée de l'air et gendarmerie nationale. Le commandement est hautement centralisé sous l'autorité du président, qui assure la fonction de chef suprême des armées. Les effectifs d'active sont estimés à environ 3 000 personnels, complétés par quelque 2 000 membres de la gendarmerie.

Armée de terre L'armée de terre est la composante la plus importante, structurée pour la défense territoriale et la sécurité intérieure. Son inventaire est en phase de transition, passant d'équipements de l'ère soviétique à des plateformes de fabrication chinoise. La force opère des chars de combat T-55 et des véhicules de combat d'infanterie BMP-1. Les acquisitions récentes incluent des canons d'assaut sur roues WMA301 et des véhicules de transport de troupes blindés WZ-551. Les unités spécialisées comprennent une garde présidentielle traditionnellement soutenue par des prestataires ou conseillers étrangers.

Marine nationale La marine (Marina de Guerra) est la branche la plus moderne, optimisée pour la patrouille côtière et la protection des actifs offshore. Son navire amiral est la frégate Bata, soutenue par la corvette Wele Nzas, cette dernière ayant été intégrée au dock flottant de Malabo. La flotte exploite plusieurs vedettes rapides de patrouille de classe Shaldag et des patrouilleurs PV-50M de construction bulgare. Les opérations navales sont coordonnées depuis les bases de Malabo et Bata, avec un accent mis sur la lutte contre la piraterie et la connaissance du domaine maritime.

Armée de l'air L'armée de l'air dispose d'un parc restreint d'aéronefs à voilure fixe et tournante. Les capacités de combat reposent sur des avions d'attaque au sol Su-25 et des avions d'entraînement L-39 Albatros. La flotte de transport comprend des appareils An-72 et CASA C-295. La composante à voilure tournante se compose d'hélicoptères d'attaque Mi-24/35 et d'hélicoptères armés Z-9WE récemment livrés par la Chine, équipés de capteurs optroniques et de points d'emport d'armement.

Gendarmerie La gendarmerie nationale fait office de force de sécurité intérieure paramilitaire. Elle maintient une présence sur la partie continentale et les îles, travaillant souvent de concert avec l'armée de terre pour sécuriser les régions frontalières et les infrastructures critiques.

Industrie de la défense

La Guinée équatoriale ne dispose pas d'un secteur industriel de défense national étendu et reste presque entièrement dépendante des importations étrangères pour ses équipements létaux et ses technologies avancées. L'activité nationale se limite à la maintenance et à l'intégration navales. Le site des Astilleros de Guinea Ecuatorial (ASGE) à Malabo a démontré sa capacité à réaliser l'assemblage final et l'intégration de systèmes sur des coques navales provenant de chantiers étrangers, comme en témoigne la mise en service du Wele Nzas. L'État s'appuie sur des prestataires étrangers, principalement russes, chinois et israéliens, pour le maintien en condition opérationnelle (MCO) et la révision de ses véhicules blindés et de ses aéronefs.

Tendances stratégiques

Les dépenses de défense devraient rester stables, aux alentours de 145 millions de dollars par an jusqu'en 2026, bien que les dépenses réelles demeurent étroitement liées aux revenus nationaux issus des hydrocarbures. Une tendance stratégique majeure est la dépendance croissante envers le matériel militaire chinois et le personnel de sécurité russe. Le déploiement d'environ 200 personnels russes de l'Africa Corps marque un pivot vers des partenariats de sécurité avec l'Est pour l'entraînement des troupes d'élite et la protection du régime.

Les priorités de modernisation se concentrent actuellement sur l'amélioration de la surveillance de l'espace maritime et la mise à niveau de la flotte d'hélicoptères de l'armée de l'air. Des discussions avec des entreprises de défense chinoises telles que CATIC indiquent une intention d'acquérir des capteurs aéronautiques avancés et des plateformes de patrouille. Les forces armées font face à des contraintes persistantes en matière d'autosuffisance technique, nécessitant souvent du personnel étranger pour l'exploitation et la maintenance des actifs navals et aéronautiques sophistiqués. La professionnalisation des forces reste une priorité à long terme, le personnel recevant des formations de diverses sources internationales, notamment des États-Unis, de la France et du Zimbabwe.

Population, PIB, Inflation et Personnel : Banque Mondiale.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification