Forces militaires de l'Eswatini 🇸🇿

Vue d'ensemble des forces militaires

🛩️ Armée de l'air 5 aéronefs actifs

Global Military Index

8,4
Classement mondial: #165
L'Indice Militaire Global mesure la capacité militaire globale de Eswatini sur une échelle de 0 à 100, basée sur des données vérifiables dans six dimensions.
🪖 Effectifs (15%) 0,0 Effectifs actifs, de réserve et paramilitaires : 0
🛡️ Puissance de feu terrestre (20%) 0,0 Main battle tanks: 0
⚓ Forces navales (20%) 0,0 Pondéré par type de navire : porte-avions, sous-marins, destroyers...
✈️ Puissance aérienne (25%) 21,9 Pondéré par type d'aéronef : combat, bombardiers, hélicoptères...
☢️ Dissuasion nucléaire (10%) 0,0 Pas de capacité nucléaire déclarée
💰 Budget de la défense (10%) 29,3 $80M dépenses militaires annuelles

Méthodologie : Indice composite à échelle logarithmique utilisant les données de SIPRI, IISS et GMNET. Chaque pilier est normalisé de 0 à 100, puis pondéré en fonction de son importance stratégique.

Géographie

Carte de Eswatini
Capitale Mbabane
Superficie terrestre 17 204 km²
Longueur du littoral 0 km

Drapeau national

Statistiques clés

Population 1,2 millions (2023)
PIB $4,4 milliards (2023)
PIB par habitant $3611 (2023)
Budget militaire $79,7 millions (2024)
Part du PIB dans le budget militaire 1,4% (2024)
Part des dépenses publiques 4,8% (2024)
Dépenses militaires par habitant $64 (2024)
Taux d'inflation 2,6% (2019)
Personnel militaire 3 000 (1999)

Budget militaire eswatini

Population et personnel militaire

PIB et taux d'inflation

Vue stratégique en 2026

Position stratégique

L'Eswatini est une monarchie enclavée d'Afrique australe, bordée par l'Afrique du Sud au nord, à l'ouest et au sud, et par le Mozambique à l'est. La posture de défense du pays est principalement tournée vers l'intérieur, mettant l'accent sur la stabilité du régime, la sécurité des frontières et l'ordre public. Les préoccupations géopolitiques se concentrent sur la gestion de frontières poreuses afin de limiter les trafics de stupéfiants, d'armes à feu et de bétail, ainsi que sur la régulation de l'immigration clandestine.

En tant que membre de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), l'Eswatini est signataire du Protocole de la SADC sur la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité. Ce texte fournit un cadre pour la sécurité collective régionale et la résolution des conflits. L'armée participe également aux architectures de sécurité de l'Union africaine (UA). Les relations avec les pays voisins sont dominées par une dépendance économique et géographique vis-à-vis de l'Afrique du Sud, bien que les forces armées maintiennent un contrôle indépendant sur les frontières et les opérations de sécurité intérieure. Les priorités stratégiques privilégient la protection de la monarchie absolue et la prévention des troubles intérieurs, particulièrement après les périodes de militantisme pro-démocratie du début des années 2020.

Forces armées

La Force de défense d'Eswatini Umbutfo (UEDF) est l'organisation militaire nationale. Le Roi en est le commandant en chef et le ministre de la Défense en titre. La force est organisée en deux composantes principales : l'armée de terre et une petite escadre aérienne. Le pays ne dispose pas de marine, bien que l'armée maintienne de petites unités pour des missions de patrouille fluviale et frontalière.

Les effectifs s'élèvent à environ 3 000 à 3 500 militaires d'active et environ 1 000 réservistes. Un soutien paramilitaire est assuré par le Service de police royal d'Eswatini, qui coordonne avec l'armée la sécurité intérieure et l'application des lois aux frontières.

Armée de terre

L'armée de terre constitue la principale force de manœuvre et s'articule autour de bataillons d'infanterie appuyés par des sous-unités spécialisées. Elle est chargée de la défense territoriale et de l'assistance aux autorités civiles lors d'urgences nationales ou de manifestations. * Véhicules blindés : La force met en œuvre des véhicules de transport de troupes blindés à roues et des véhicules protégés contre les mines et les embuscades (MRAP), notamment le RG-31 Nyala et le Casspir. * Armes légères : L'équipement standard de l'infanterie comprend les fusils d'assaut R4 et Galil, ainsi que diverses mitrailleuses légères et moyennes.

Escadre aérienne

L'escadre aérienne fournit des capacités limitées de transport, de reconnaissance et d'évacuation sanitaire. Elle n'est pas équipée pour la supériorité aérienne ou les missions de frappe soutenues. * Voilure fixe : L'inventaire comprend des avions de transport et de servitude tels que le Cessna 337 et l'IAI Arava. * Voilure tournante : Des hélicoptères légers de servitude, spécifiquement l'Alouette III et potentiellement des variantes légères plus récentes, sont utilisés pour le transport de personnalités (VIP) et la surveillance des frontières.

Parmi les unités notables figure la Garde royale, responsable de la protection directe de la monarchie et des installations royales. L'armée dispose également d'un service de renseignement axé sur la surveillance interne et le contrôle de sécurité du personnel.

Tendances stratégiques

L'UEDF est actuellement engagée dans une phase d'expansion de ses infrastructures et de renouvellement de ses effectifs. Fin 2025 et début 2026, l'armée a lancé un programme de recrutement à grande échelle pour accroître son état de préparation opérationnelle. Une tendance clé en 2025 a été le filtrage rigoureux des recrues par le service de renseignement militaire afin de garantir la loyauté politique envers la monarchie, incluant notamment la surveillance des activités sur les réseaux sociaux.

Les efforts de modernisation se concentrent sur les infrastructures frontalières plutôt que sur les systèmes d'armes de haute technologie. En 2025, le gouvernement a fait état de la construction de sept nouvelles bases avancées, principalement dans la région de Shiselweni et le long des zones frontalières sensibles, afin d'améliorer les conditions de vie des troupes déployées et de renforcer la logistique des opérations de lutte contre la contrebande.

Les dépenses de défense restent stables par rapport aux années précédentes, se situant généralement entre 1,5 % et 2,0 % du PIB. Le budget de la défense 2025/2026 privilégie les dépenses de fonctionnement, telles que les soldes du personnel et l'entretien des installations, avec une part plus restreinte allouée aux projets d'investissement comme la construction de bases et la remise en état des véhicules.

Les principales contraintes pesant sur l'armée incluent des capacités de maintenance domestique limitées pour les équipements spécialisés et l'impact persistant des défis de santé publique, en particulier le VIH/SIDA, sur la disponibilité opérationnelle du personnel. En outre, la force fait l'objet d'un examen attentif de la part des organisations internationales de défense des droits de l'homme concernant son rôle dans la gestion des manifestations nationales et ses processus de contrôle interne.

Population, PIB, Inflation et Personnel : Banque Mondiale.
Dépenses militaires : SIPRI Milex. Suggérer une modification