Classe Arihant
Informations clés
| Pays d'origine | 🇮🇳 Inde |
| Catégorie | Sous-marin |
| Sous-type | Sous-marin nucléaire lanceur d'engins |
| Fabricant | Ship Building Centre (SBC) |
| Année de mise en service | 2016 |
| Coût unitaire approximatif | $470 millions |
| Unités |
S2 INS Arihant S3 INS Arighat |
Operators
Description
Le développement de la classe Arihant trouve son origine dans les tensions géopolitiques de la guerre indo-pakistanaise de 1971, et plus particulièrement dans le déploiement d'un groupe aéronaval américain dans le golfe du Bengale. Cet événement, neutralisé par le soutien de sous-marins soviétiques, a mis en exergue la nécessité stratégique de disposer de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Suite à l'essai nucléaire « Smiling Buddha » en 1974, une étude de faisabilité sur la propulsion nucléaire nationale a été lancée. Le projet, officiellement structuré dans les années 1990 sous le nom de programme ATV (Advanced Technology Vessel), visait initialement la production de sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). Cependant, après les essais nucléaires de 1998 et l'adoption d'une doctrine de « non-recours en premier », l'objectif a évolué vers la construction de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) afin d'établir une triade nucléaire opérationnelle.
Classés comme sous-marins nucléaires d'attaque à vocation stratégique, ces bâtiments présentent une conception à double coque utilisant un acier à haute résistance. La configuration interne comprend des compartiments dédiés à la propulsion, à la gestion du combat et aux systèmes de torpilles. L'énergie est générée par un réacteur à eau légère pressurisée alimenté par de l'uranium hautement enrichi, entraînant une unique hélice à sept pales. Pour la mobilité d'urgence, les bâtiments sont équipés de moteurs auxiliaires et d'un propulseur escamotable. L'armement principal est logé dans des tubes de lancement verticaux situés au sein d'un bossage de coque distinct, capable de déployer divers types de missiles balistiques mer-sol (MSBS). Les versions ultérieures de cette classe utilisent une coque allongée pour accroître la capacité du système de lancement vertical. L'armement secondaire se compose de tubes lance-torpilles de 533 mm pour le déploiement de torpilles, de mines ou de missiles de croisière.
La classe Arihant constitue la composante océanique de la dissuasion nucléaire stratégique. Le navire de tête a été admis au service actif après sa première patrouille de dissuasion de 20 jours en 2018, faisant suite à des essais intensifs à la mer et de systèmes d'armes. Actuellement, les unités en service effectuent des patrouilles en haute mer. Ces sous-marins sont conçus pour menacer des cibles régionales, avec des systèmes de missiles capables d'atteindre divers sites stratégiques selon la position de lancement. Bien que principalement destinés à des opérations régionales, leur signature acoustique limite actuellement la probabilité d'un déploiement dans l'océan Pacifique. La formation du personnel pour ces opérations a été facilitée par la location d'un bâtiment à propulsion nucléaire étranger. Cette classe demeure un projet classifié placé sous la supervision directe des plus hautes instances de la sécurité nationale.
Spécifications techniques
| Déplacement | 6000 tonnes |
| Déplacement en immersion | 7000 tonnes |
| Équipage | 95 membres |
| Largeur | 11,0 m (36,1 ft) |
| Longueur | 111,0 m (364,2 ft) |
| Profondeur max. | 450 m (1476,4 ft) |
| Propulsion | 1 x CLWR-B1 pressurized water reactor (83 MW-100MW), 1 x shaft |
| Armement |
|
| Vitesse maximale | 15 nœuds |
| Vitesse max. en immersion | 24 nœuds |