BMP-2

Informations clés

Pays d'origine🇷🇺 Russie
CatégorieVéhicule de combat d'infanterie
Sous-typeVéhicule de Combat d'Infanterie
FabricantKurganmashzavod

Spécifications techniques

Équipage3 (commander, gunner, driver) + 7 troops personnel
Portée600 km
Masse14,3 tonnes
Hauteur2,45 m (8,0 ft)
Largeur3,15 m (10,3 ft)
Longueur6,72 m (22,0 ft)
Vitesse max.65 km/h (40 mph)
MoteurUTD-23 diesel, 300 hp
Arme 12A42 30mm autocannon
Arme 29P135M ATGM launcher (9M113 Konkurs)
Arme 3PKT 7.62mm coaxial machine gun

Opérateurs historiques

🇦🇫 Afghanistan • 🇦🇴 Angola • 🇦🇲 Arménie • 🇦🇿 Azerbaïdjan • 🇧🇾 Biélorussie • 🇨🇿 Tchéquie • 🇩🇿 Algérie • 🇫🇮 Finlande • 🇬🇪 Géorgie • 🇮🇩 Indonésie • 🇮🇳 Inde • 🇮🇷 Iran • 🇮🇶 Irak • 🇯🇴 Jordanie • 🇰🇿 Kazakhstan • 🇰🇬 Kirghizistan • 🇰🇼 Koweït • 🇱🇾 Libye • 🇱🇰 Sri Lanka • 🇲🇰 Macédoine du Nord • 🇲🇲 Myanmar • 🇵🇱 Pologne • 🇷🇺 Russie • 🇸🇩 Soudan • 🇸🇰 Slovaquie • 🇸🇾 Syrie • 🇹🇬 Togo • 🇹🇯 Tadjikistan • 🇹🇲 Turkménistan • 🇺🇬 Ouganda • 🇺🇦 Ukraine • 🇺🇿 Ouzbékistan • 🇻🇳 Vietnam • 🇾🇪 Yémen

Profil du BMP-2

Profile drawing of Kurganmashzavod BMP-2

Description

Le BMP-2 est un véhicule de combat d'infanterie (VCI) amphibie développé par l'Union soviétique et mis en service dans les années 1980 pour succéder au BMP-1. Son développement débute en 1972, après que l'armement du BMP-1, comprenant le canon 2A28 Grom et le système de missiles 9M14 Malyutka, a été jugé obsolète. Les observations issues de la guerre israélo-arabe de 1973 ont confirmé que la conception initiale était vulnérable aux tirs de mitrailleuses de calibre .50 et aux canons sans recul, tandis que son canon principal manquait de précision au-delà de 500 mètres. Suite aux évaluations techniques menées en Syrie en 1974, les ingénieurs soviétiques ont privilégié une tourelle élargie et une puissance de feu accrue, menant à l'adoption du BMP-2.

Le véhicule est doté d'une coque en acier soudé et d'une tourelle biplace accueillant le chef de char et le tireur. Son armement principal repose sur le canon automatique stabilisé 2A42 de 30 mm, doté d'une double alimentation pour les obus perforants et explosifs. Le canon dispose d'une cadence de tir réglable et d'un angle d'élévation élevé de 74 degrés, permettant son utilisation contre les hélicoptères et les aéronefs lents. Pour la lutte antichar, le véhicule est équipé d'un poste de tir 9P135M monté sur le toit, capable de lancer des missiles 9K111 Fagot et 9M113 Konkurs. L'armement secondaire se compose d'une mitrailleuse coaxiale PKT de 7,62 mm. L'aménagement intérieur permet d'accueillir un équipage de trois hommes et sept fantassins. Le conducteur est positionné à l'avant gauche, le compartiment moteur se situant à sa droite.

La mobilité est assurée par un châssis chenillé aux capacités amphibies, utilisant des carénages hydrodynamiques pour générer la propulsion dans l'eau. Le blindage assure une protection contre les obus perforants de 23 mm sur l'arc frontal et contre les munitions de 7,62 mm sur les flancs. L'expérience opérationnelle acquise lors de la guerre d'Afghanistan a conduit à la variante BMP-2D, équipée d'un blindage rapporté en acier et d'une protection accrue contre les mines, bien que ces ajouts suppriment ses capacités amphibies. Les versions modernisées, telles que le BMP-2M Berezhok, intègrent des systèmes de conduite de tir améliorés, des lance-grenades automatiques et des lanceurs de missiles Kornet-M.

Le BMP-2 a été largement exporté et est en service dans de nombreux pays en Europe, en Asie et en Afrique. L'Inde produit le véhicule sous licence sous le nom de Sarath et a développé de nombreuses versions spécialisées, notamment des ambulances blindées et des véhicules de reconnaissance. Le BMP-2 possède un historique de combat étendu, incluant la guerre d'Afghanistan, la guerre Iran-Iraq et la guerre du Golfe. Il a été utilisé par de multiples factions lors de la guerre civile syrienne et est déployé par les deux camps dans le conflit russo-ukrainien. Un nombre important de pertes a été visuellement confirmé lors des récents conflits. Parmi les autres opérateurs figurent l'Algérie, l'Angola, la Biélorussie, le Kazakhstan ainsi que plusieurs anciennes nations du pacte de Varsovie.

Wikipédia et d'autres sources ouvertes. Mis à jour le 24 mars 2026. Suggérer une modification